Un individu a été poignardé au Magic Night le 3 février dernier. L’accusé a plaidé coupable et la victime est sortie de l’hôpital. Sa vie n’est plus en danger. ­

Attaque au Magic Night : l’accusé plaide coupable

Christopher Germain, un individu originaire de Mashteuiatsh, a plaidé coupable à une accusation de voies de fait graves, 23 jours seulement après avoir frappé un inconnu avec un couteau au bar Magic Night de Chicoutimi, le 3 février 2019.

Germain, âgé de 24 ans, s’est présenté devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, mardi après-midi, pour enregistrer les plaidoyers de culpabilité à une accusation de voies de fait graves et de bris de probation.

L’événement du 3 février avait causé tout un émoi chez les clients du bar de la rue Racine. Une altercation a éclaté entre Germain et un homme qui se trouvait au bar, un individu que l’accusé ne connaissait pas. Le client de Me Luc Tourangeau a sorti un couteau et a frappé la victime au cou.

Germain a rapidement pris la poudre d’escampette, mais comme plusieurs témoins avaient pu l’identifier, les policiers du Service de police de Saguenay (SPS) n’ont eu aucune difficulté à le retracer en peu de temps en raison des traces laissées dans la neige.

Les patrouilleurs ont même été en mesure de retrouver le couteau qu’il avait laissé dans un conteneur durant sa fuite.

Initialement, Germain était accusé de tentative de meurtre, mais l’individu a plutôt plaidé coupable à des voies de fait graves devant le tribunal.

Un examen positif sur sa responsabilité criminelle a démontré qu’il n’avait pas l’intention de tuer une personne, mais qu’il avait voulu le frapper et lui infliger des blessures, d’où le changement à l’acte d’accusation. Il n’y avait pas une intention spécifique de tuer.

Me Tourangeau et Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ont convenu d’un amendement. Le Code criminel canadien prévoit que la peine maximale qui peut être imposée est la détention à proximité.

Au moment de plaider coupable, Germain a d’abord mentionné au magistrat qu’il ne se souvenait plus vraiment des tristes événements du 3 février 2019, mais a convenu qu’il avait donné un coup de couteau à force d’entendre le résumé de la soirée.

« Je me souviens de l’altercation, mais pas vraiment du coup de couteau », a d’abord mentionné Christopher Germain.

Il a ensuite affirmé se souvenir de sa visite au bar, du coup qu’il a donné, d’avoir repris le chemin de la Maison des sans-abri de Chicoutimi et de s’être débarrassé de l’arme en chemin.

« Plusieurs témoins ont vu l’accusé commettre le geste. En plus, il avait été vu au bar la veille et avait brassé cette fois-là aussi. Les gens savaient qui il était », a mentionné Me Vallée.

De son côté, Me Tourangeau a confirmé au tribunal que le plaidoyer de culpabilité de son client venait du fait qu’il savait qu’il serait vraisemblablement reconnu coupable au terme d’un procès en raison de toute la preuve accumulée contre lui.

Les deux procureurs au dossier ont demandé la confection d’un rapport présentenciel incluant des volets psychiatrique et psychologique, sa problématique de consommation et sur le volet autochtone.

« Le rapport Gladue va nous permettre d’en apprendre plus sur l’historique de la communauté autochtone à laquelle l’accusé appartient et en apprendre davantage sur la vie de M. Germain », indique Me Vallée.

En attendant, Christopher Germain a été envoyé en thérapie à la maison Cérès en Beauce pour trois mois.