Me Gitane Smith tentera mardi de permettre à Alain Pelletier de recouvrer sa liberté après avoir été arrêté une quatrième fois en état d’ébriété.

Arrêté une quatrième fois en boisson

Alain Pelletier, de la rue de la Bretagne à Jonquière, réfléchira encore un certain temps avant de pouvoir recouvrer sa liberté. L’homme, qui a célébré son 56e anniversaire de naissance en novembre, a été arrêté au volant de son véhicule avec un taux de plus de 80 milligrammes d’alcool dans le sang, alors qu’il était sans permis de conduire. Et au surplus, il conduisait alors que ses deux enfants étaient à bord.

L’individu a comparu lundi matin au Palais de justice de Chicoutimi devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec.

Son avocate, Me Gitane Smith, du bureau de l’Aide juridique, a reporté l’enquête de remise en liberté au mardi 18 décembre, car Me Michael Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), s’est objecté à ce que l’homme puisse repartir tout bonnement du bloc cellulaire.

Me Gitane Smith, qui défend les intérêts de l’accusé, a annoncé au tribunal qu’elle prévoyait tenir l’enquête de remise en liberté mardi.

Pelletier a été arrêté au cours de la journée de samedi (15 décembre), en début d’après-midi, sur le boulevard Mellon à Jonquière.

État d’ébriété

Les policiers du Service de police de Saguenay (SPS) ont intercepté le conducteur pour un excès de vitesse.

Arrivés à la hauteur de la portière, les patrouilleurs ont remarqué une odeur d’alcool. Ils ont fait souffler l’homme dans leur appareil et celui-ci a indiqué un échec. Il a été amené au Quartier général du SPS où le test a été échoué aussi avec l’appareil de détection d’alcool.

Mais ce n’est pas tout. Pelletier se trouvait sous une interdiction de conduire. Il ne possédait plus son permis de conduire.

Il avait plaidé coupable à une conduite avec les facultés affaiblies pas plus tard que le 16 octobre 2018. Une amende lui avait été imposée, en plus d’une interdiction de conduire d’une année.

Quatrième accusation

Alain Pelletier en est à sa quatrième accusation de facultés affaiblies. Il avait été reconnu coupable en 1987, en 2009 et en octobre 2018.

Et comme si ce n’était pas suffisant, le citoyen de la rue de La Bretagne circulait alors que ses deux enfants se trouvaient à l’intérieur du véhicule.

Après avoir passé la fin de semaine dans le bloc cellulaire du QG de la police de Saguenay, l’homme a été envoyé au Centre de détention de Roberval en attente de son retour devant le tribunal.

Si jamais Pelletier devait plaider coupable ou être reconnu coupable des infractions qui lui sont reprochées, il devrait voir sa période d’interdiction de conduire être beaucoup plus longue que 12 mois. Une interdiction de conduire de cinq années lui pend au bout du nez. D’autant plus que cette nouvelle interdiction s’ajoutera à celle déjà en place.

Pour la détention, en raison de l’avis de récidive, Pelletier pourrait passer 30 jours en prison.