Jean-François Bergeron n’est pas parvenu à convaincre la juge Isabelle Boillat de le remettre en liberté.

Arrêté en possession d'armes et de cocaïne, il demeure incarcéré

Jean-François Bergeron, arrêté en possession d’armes à feu et de cocaïne, a échoué dans sa tentative d’obtenir une remise en liberté. Il demeure sous les verrous jusqu’à la fin des procédures judiciaires, d’autant plus qu’il risque une peine de détention importante s’il est reconnu coupable.

La juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, a rendu sa décision, mercredi matin, après avoir entendu les éléments reprochés au client de Me Julien Boulianne. 

L’enquête de remise en liberté, tenue lundi, est frappée d’une ordonnance de non-publication sur la preuve dévoilée en salle d’audience. 

Cela signifie que les médias ne peuvent parler des détails de l’opération policière Palme, menée par l’Escouade régionale mixte (ERM) le 21 janvier, dans la Réserve faunique des Laurentides, et le 4 avril, lors de perquisitions policières afin de démanteler un réseau de trafiquants de drogue.

« Le fait de vous remettre en liberté, en raison des accusations importantes déposées contre vous et de la probabilité d’une condamnation qui est élevée, ferait en sorte de miner la confiance du public envers l’administration de la justice », a résumé la juge Boillat.

« Les infractions sont importantes et il y a des peines minimales d’emprisonnement si vous êtes coupables de possession d’armes à feu. Ça peut varier d’un à trois ans pour le minimum », de poursuivre la juge.

Dans sa décision, le tribunal a estimé que le plan de sortie de l’accusé n’était pas assez solide et que cela ferait en sorte de le retourner dans les mêmes conditions qu’avant son arrestation.

La magistrate a aussi tenu compte des antécédents judiciaires de Bergeron, notamment une peine de deux ans moins un jour pour du trafic de stupéfiants et un vol qualifié (affaire du Motel Richelieu en 2011) et ensuite de 35 mois de détention pour le trafic de stupéfiants dans l’opération Monder (2015). 


« « Les infractions sont importantes et il y a des peines minimales d’emprisonnement si vous êtes coupables de possession d’armes à feu. Ça peut varier d’un à trois ans pour le minimum. » »
Isabelle Boillat, juge

Arrestation

Bergeron, 32 ans, de Laterrière, avait été arrêté dans la Réserve faunique des Laurentides alors qu’un sac contenant neuf armes à feu se trouvait dans sa voiture. Les armes avaient été volées à l’automne 2018 au commerce Pronature d’Alma.

Et le 4 avril, alors qu’il était dans sa cellule de la prison, Bergeron a été arrêté en lien avec la drogue.

Jean-François Bergeron est accusé de complot dans le but de faire le trafic des armes à feu, de possession d’armes sachant qu’elles ont été obtenues à la suite d’un vol, de possession non autorisée d’armes à feu, de possession des armes pour en faire le trafic et de trafic d’armes à feu. 

Le Laterrois est aussi accusé d’entrave au travail des policiers et de fuite des policiers, d’un bris d’ordonnance de ne pas posséder des armes à autorisation restreinte, de complot pour le trafic de cocaïne, de trafic et de possession pour le trafic de cette poudre blanche.

Lors de l’opération sur la route 175, Bergeron avait été arrêté en compagnie de Laurence Riverin-Desrosiers (en liberté) et de Jordan Buissereth (incarcéré).

Steeve Béland, Marie-Philippe Côté et Salematou Camara ont été arrêtés en lien avec les armes à feu. Ils ont été depuis remis en liberté.

Quant aux perquisitions d’avril, les frères Frédéric (24 ans) et Jonathan Bouchard (25 ans) ont plaidé coupables et remis en liberté en attente de la sentence. Mathieu Côté (42 ans) a fait de même pour 33 000 comprimés de métamphétamine et il attend sa sentence chez lui. Dannie Bouchard (52 ans), la mère des deux Bouchard, et Guy Dumas (63 ans) ont été libérés.