Arrêté deux ans plus tard

L’Almatois Patrick Lamontagne a refait sa vie, s’est rangé et a arrêté de consommer de la drogue. Jeudi, il était de retour au palais de justice par la grande porte, car il se trouvait sous mandat d’arrestation depuis le 12 octobre 2016.

L’individu de 39 ans, qui a été arrêté à Saint-Eustache au cours des derniers jours, a plaidé coupable à des accusations de possession de cannabis, de haschisch, de métamphétamine, de cocaïne et d’ecstasy, de même qu’au vol de 1200 $ de nourriture sur une période de six mois, devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec.

Le client de Me Olivier Théorêt, de l’Aide juridique, avait été accusé et condamné pour avoir volé de la nourriture à son employeur. Commis de nuit dans un marché d’alimentation Maxi en 2016, Lamontagne avait pris l’habitude de prendre des barres de chocolat, du fromage, des œufs Cadbury et autres aliments durant son quart de travail.

Durant six mois, il a englouti cette nourriture sans jamais payer son dû. Un gardien de nuit l’a alors filmé à son insu, étant donné que le gérant du commerce se doutait que quelque chose n’allait pas.

Confronté à ce vol de nourriture, Lamontagne a tout avoué à son employeur, en précisant qu’il avait mené son petit manège durant six mois et qu’il avait dérobé pour environ 1200 $ de marchandise.

Quant aux stupéfiants, les policiers de la Sûreté du Québec l’avaient à l’œil en avril 2012, car ils avaient eu de l’information voulant qu’il transigeait de la drogue. Le 12 avril, l’accusé est sorti de son domicile et a été appréhendé par les agents. Ceux-ci ont découvert certaines quantités de drogue sur l’homme et ont ensuite été invités par l’individu à se rendre chez lui où ils pourraient trouver d’autres stupéfiants.

« À la suite de mon arrestation, j’ai entrepris une longue réflexion et j’ai pris la décision d’arrêter la consommation de stupéfiants. Je n’ai plus jamais consommé depuis 2012. J’y suis parvenu par moi-même », a raconté Patrick Lamontagne.

Interrogé sur son absence du tribunal en octobre 2016, Patrick Lamontagne a fait preuve de transparence devant la juge Rouleau.

« J’ai eu une chicane avec ma conjointe et j’ai quitté la maison. Je me suis retrouvé dans une chambre. J’avais amené toutes mes affaires dans des boîtes et je n’ai pas fouillé dedans. Je n’ai pas repensé à ma comparution au tribunal et je le regrette », a admis l’accusé.

Un rapport présentenciel a été demandé afin d’aider les parties à se fixer pour la sentence. Il a été remis en liberté en attendant la suite des choses. Stéphane Bégin