Billy Pothier, de Jonquière, risque une peine de prison importante s'il est reconnu coupable d'avoir utilisé une arme à feu pour menacer sa tante.

Armes à feu: trois individus comparaissent

Trois individus, deux majeurs et un mineur, ont comparu jeudi matin au Palais de justice de Chicoutimi en lien avec les deux affaires impliquant des armes à feu survenues à Jonquière et à Chicoutimi mercredi. Les accusés passeront la fin de semaine en prison.
Christopher Mior, de Chicoutimi, a été impliqué dans une affaire avec des armes à feu sur la rue Mésy à Chicoutimi.
Billy Pothier, 19 ans de la rue Sainte-Catherine, à Jonquière, fait face à quatre chefs d'accusation. Il est accusé de menaces, de voies de fait armées, de port d'armes dans un dessein dangereux et d'utilisation d'une fausse arme à feu lors de la perpétration d'un acte criminel. Il s'expose, s'il est reconnu coupable, à un minimum de 12 mois de détention.
Le client de Me Julien Boulianne est accusé d'avoir menacé sa tante avec une arme à feu, jeudi matin, sur la rue Sainte-Cécile, à Jonquière. Il avait ensuite pris la fuite avant d'être arrêté par les policiers alors qu'il se trouvait au restaurant du P'tit St-Do.
Chicane de famille
Les événements sont survenus à la suite d'une chicane de famille. Pothier aurait pointé l'arme au visage de sa tante. Celle-ci a communiqué avec les policiers, mais à leur arrivée, le suspect avait déguerpi. Il aurait marché sur une distance d'environ un kilomètre entre la rue Sainte-Cécile et la rue Saint-Dominique.
« Nous allons tenir l'enquête de remise en liberté la semaine prochaine. Nous sommes en discussion avec la Couronne pour envoyer mon client en thérapie », de noter Me Boulianne.
Ce dernier précise que, pour l'instant, les accusations ne peuvent être d'avoir utilisé une véritable arme à feu étant donné que celle-ci n'a pas encore été retrouvée.
« Étant donné que l'arme n'a pas été retrouvée, il est plus difficile pour l'instant de l'accuser d'avoir utilisé une véritable arme à feu », de dire le criminaliste.
Rue mésy
Concernant l'histoire de la rue Mézy, à Chicoutimi-Nord, deux individus ont comparu au palais de justice. Dans cette affaire, une jeune femme a appelé les policiers afin de dire que des gens armés se trouvaient dans la résidence où elle se cachait.
Les membres de l'équipe d'intervention de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) sont intervenus sur les lieux afin d'assurer la sécurité des citoyens et de mettre un terme à cette affaire.
Au final, quatre individus sont sortis de la résidence et ont été interrogés. Deux d'entre eux, dont un mineur, ont été accusés.
Poivre de cayenne
Christopher Mior, de la rue Sainte-Hélène à Chicoutimi, a été accusé de possession d'une arme, soit du poivre de Cayenne. L'individu, qui a eu 18 ans en mai dernier, pourrait être en mesure de s'expliquer sur sa présence sur les lieux de cette affaire particulièrement bizarre.
« Il n'y a qu'un seul chef d'accusation déposé pour le moment. Nous avons demandé un délai de trois jours pour compléter le dossier et parfaire l'enquête. Celle-ci se poursuit et il est certain que plusieurs autres chefs seront remis à la prochaine comparution », a mentionné Me Michaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Me Bourget a précisé que le service des enquêtes de la SPS est très occupé en raison des deux dossiers impliquant des armes à feu.
L'individu d'âge mineur, un homme de 17 ans, est pour l'instant accusé de vol simple de moins de 5000 $. Le client de Me Sylvain Morissette devrait recevoir d'autres accusations sous peu.