Un citoyen de Longueuil croit que la carabine russe, une SKS, trouvée à Canton-Tremblay lui appartient.­

Arme retrouvée dans le Saguenay: un Longueuillois pense qu'elle lui appartient

Un citoyen de Longueuil, Jean Leclerc, se demande si l’arme trouvée dans le Saguenay dimanche matin dans le secteur des Terres Rompues à Canton-Tremblay ne lui appartiendrait pas.

« Je me suis fait voler un fusil identique l’année passée. Il y a quelqu’un qui a défoncé mon camion et qui est parti avec mon ordinateur et mon fusil », explique M. Leclerc après avoir contacté Le Quotidien

Jean Leclerc, qui a ensuite appelé la police de Saguenay lundi, indique avoir un rapport de la police de Longueuil pour prouver ses affirmations. « À Saguenay, on m’a dit que la pièce était sous enquête et que des vérifications étaient faites au niveau du numéro de série. Si c’était le mien, on allait m’appeler. » 

L’homme qui s’est fait dérober une arme est un collectionneur de fusil. Il affectionne les SKS, ces carabines avec baïonnette qui proviennent de Russie. « C’est le modèle qui précède les kalachnikovs. C’est vraiment des tanks. Même si elle a passé un an dans l’eau, je suis certain qu’elle fonctionne encore », raconte-t-il au bout du fil.

Selon lui, le prix de vente de ces fusils, dont il est facile de trouver des exemplaires sur le marché de la revente, se détaille entre 300 et 400 dollars.

Jean Leclerc affirme que cette arme au calibre légal peut être utilisée pour la chasse.

Surprenante découverte

C’est un pêcheur qui a fait la surprenante découverte peu après 8h, dimanche, et il a immédiatement alerté les services policiers. Les agents de la Sécurité publique de Saguenay ont rapidement récupéré l’arme. «Des vérifications ont été faites, mais nous n’avons rien trouvé en lien avec le numéro de série de l’arme. Des expertises ont été faites pour voir si on pouvait la relier à quelqu’un ou à un commerce, mais pour l’instant, tout est négatif. C’est possiblement une arme d’un certain âge et on peut penser qu’elle n’a jamais été enregistrée. Toutefois, rien n’indique que cette arme aurait pu servir à commettre un crime sur le territoire de Saguenay», affirme Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay. 

Ce dernier souligne que le pêcheur a eu le bon réflexe en appelant immédiatement les policiers. «La personne n’a pas touché à l’arme et a téléphoné aux policiers afin qu’elle soit récupérée rapidement. L’arme aurait aussi pu être reliée à certains événements», a fait savoir Bruno Cormier.