Anne Pearson est incarcérée depuis mercredi et le demeurera encore une semaine après avoir été accusée d’avoir brisé ses conditions de remise en liberté.

Anne Pearson perd sa liberté

La Chicoutimienne Anne Pearson a perdu sa liberté. Arrêtée mercredi pour un bris d’engagement, la femme, accusée dans une affaire d’enlèvement, aurait communiqué avec la présumée victime pour l’invectiver.

Le dossier de Pearson est revenu devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, vendredi, afin que les parties fixent l’enquête de remise en liberté au vendredi 27 juillet.

Selon les informations obtenues au tribunal, Anne Pearson a brisé ses conditions de remise en liberté après être entrée en contact avec la présumée victime dans cette affaire d’enlèvement remontant au mois de décembre 2016.

Lors de cette journée particulière, en compagnie de Frank Gagné (46 ans) et Francis Lavoie (22 ans), Anne Pearson (39 ans) a été impliquée dans une histoire assez rocambolesque.

Les deux hommes sont partis de Saguenay pour se rendre sur la Côte-Nord afin d’interroger une femme pour connaître l’identité des revendeurs de stupéfiants de cette région du Québec. Ils l’ont enlevée et amenée en voiture pour en savoir davantage.

Après une aventure peu concluante, les deux individus ont ramené la victime à la résidence de Pearson, sur le boulevard de l’Université, à Chicoutimi.

Pearson avait le mandat de faire parler la victime. Elle l’aurait frappée à plusieurs occasions, lui aurait pointé une arme au visage et menacée de lui couper un doigt avec un coupe-cigare.

Le trio avait finalement laissé partir la victime.

Ce n’est que sept jours plus tard que la dame a porté plainte aux policiers de la Sûreté du Québec. Une enquête a été mise en branle et aura duré quelques mois jusqu’à l’arrestation de Pearson, Gagné et Lavoie.

Piégée ?
Anne Pearson a comparu une première fois en début de semaine à la suite de son arrestation. En quittant la salle d’audience, elle a laissé voir qu’elle était en désaccord avec les accusations et qu’elle n’avait jamais brisé ses conditions.

Sur sa page Facebook, le 18 juillet, elle écrit que l’enquêteur de la Sûreté du Québec allait la mettre en arrestation pour une soi-disant affaire d’intimidation qu’elle aurait proférée au Palais de justice de Roberval.

« Ils m’ont demandé de venir témoigner et m’ont retournée chez nous en me disant qu’on n’avait pas besoin de moi finalement. Ce n’est pas vrai. Je n’ai pas intimidé personne moi là-bas. C’est beau les complots avec les autres témoins. Ça se parle les témoins, victimes et accusés, dans la cour du palais de justice avant le procès. »

« Un beau trap shot [piège]dont j’ai été victime de la part de l’enquêteur, qui manipule témoins et accusés, car il essaie de me mettre en état d’arrestation depuis le début en essayant de prouver que je pète mes conditions, alors que je les suis à la lettre ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Tabarnak, là, ça va faire ! ! ! [sic] Ça n’a pas de bon sens », a-t-elle écrit.

Pearson avait été en mesure de recouvrer sa liberté le 14 avril 2017, moyennant un engagement sans dépôt de 3000 $ de sa part et d’une caution de 5000 $ avec dépôt de la part d’une autre personne.

Pour sa part, Lavoie a été condamné à une peine de 18 mois de détention en septembre 2017 (moins neuf mois de détention préventive), alors que le membre des Devils Ghosts, Frank Gagné a reçu une peine de pénitencier de 36 mois.

Pearson doit subir son procès en novembre. Elle fait face à près de 40 chefs d’accusation.