André Gagnon a informé la police des activités de certains individus qui font parvenir des lettres aux gens sans aucune raison.

André Gagnon dénonce le harcèlement

Un citoyen à la retraite de Ferland-et-Boilleau dénonce le harcèlement dont sont victimes certains propriétaires de résidences situées en bordure de lacs par des personnes qui prétendent détenir un titre de métis leur conférant le droit de s'installer où bon leur semble.
De passage aux bureaux du Quotidien, André Gagnon a cru nécessaire de dénoncer cette situation qu'il compare à du racisme à l'endroit des Québécois qui, comme lui, ont décidé de vivre dans ce secteur de la région. Ce dernier a eu deux contacts au cours des dernières semaines avec des personnes qui refusent d'identifier à quel groupe elles appartiennent.
«J'ai commencé par recevoir une lettre. On me demandait de m'identifier et de répondre à des questions sur mon statut. J'ai décidé de jeter la lettre sans trop m'en faire», a raconté André Gagnon, qui croyait que cette histoire était terminée.
Deux semaines plus tard, celui-ci reçoit un appel téléphonique d'une femme qui se fait insistante sans pour autant s'identifier clairement. Cette fois, André Gagnon décide de jouer le jeu et de laisser parler son interlocutrice.
La femme lui a alors recommandé de remplir le prochain formulaire qu'il recevrait sans quoi il devra payer une amende. André Gagnon n'a jamais vraiment compris en quoi consiste cette initiative qui vise à démontrer si les citoyens sont membres ou non d'une communauté métisse ou d'un groupe autochtone.
«J'ai posé des questions à des personnes qui habitent dans le secteur. J'ai rapidement constaté que les gens devenaient soudainement nerveux lorsque je posais des questions. Il est clair que certaines personnes n'aiment pas ce qui se passe et ont des craintes. Quand j'ai constaté qu'il y avait un climat de peur, j'ai décidé de m'adresser aux policiers pour leur raconter l'histoire.»
Un événement s'est produit dans le secteur du lac Harpon situé dans le même secteur. Des gens ont voulu s'installer sur les rives de ce lac en affirmant qu'elles avaient des droits. Elles affirmaient à qui voulait l'entendre détenir un titre de Métis. Des interventions ont été faites lorsque les personnes en question ont effectué des travaux de déboisement pour faire une route. Leur tentative a finalement échoué.
La municipalité de Ferland-et-Boilleau n'avait pas été informée de cette situation et fera des vérifications au cours des prochains jours.