Nathan-Benoit Anctil-Potvin

Anctil-Potvin se livre à la police

Recherché depuis plus d’une semaine par la police de Saguenay, Nathan-Benoit Anctil-Potvin s’est livré à la justice, mardi matin.

L’homme de 35 ans, qui aurait été complice de Jonathan Miousse dans une histoire d’agression dans un bar, a été accueilli par deux enquêteurs du Service de police de Saguenay (SPS) au Palais de justice de Chicoutimi.

Le client de Me Julien Boulianne a été accusé de voies de fait graves, de vol et de bris par le biais de la complicité. Il a plaidé non coupable. 

Si la preuve tend à démontrer que Miousse est celui qui aurait frappé la victime à l’aide d’un tabouret alors qu’il était affairé à une machine à sous de l’Hippoclub de Jonquière, elle préciserait aussi qu’Anctil-Potvin faisait le guet au bar le 19 août dernier. 

La victime aurait subi une sévère lacération derrière la tête et des points de suture ont été nécessaires afin de refermer la blessure.

Miousse et Anctil-Potvin étaient donc recherchés par les forces policières de Saguenay. Miousse s’est constitué prisonnier lundi au Palais de justice. Il a comparu dans la journée et a été remis en liberté.

Quant à Anctil-Potvin, un mandat d’arrestation avait été lancé contre lui. Son avocat, Me Julien Boulianne, l’avait avisé de la situation et lui avait recommandé de se livrer aux policiers.

Conditions

Me Karen Inkel, de la Couronne, a accepté de remettre l’accusé en liberté moyennant un dépôt de 500 $ en argent, de garder la paix, de demeurer sur la route Coulombe à Shipshaw, de ne pas contacter ou d’aller voir la victime et de ne pas communiquer avec son présumé complice.

Il ne peut non plus consommer d’alcool et de drogue et ne peut se trouver en présence de personnes qui consomment ou qui vendent des stupéfiants.

Vêtu d’un t-shirt noir, l’individu de 35 ans a accepté toutes les conditions de remise en liberté.

Interrogé par le juge Michel Boudreault à savoir si le tribunal devait émettre une ordonnance l’obligeant à ne pas importuner son complice Jonathan Miousse, Anctil-Potvin a esquissé un sourire et a dit qu’il n’avait pas l’intention de le faire.

Me Boulianne a laissé voir qu’il n’était pas dans l’intérêt de son client d’importuner son présumé complice dans cette affaire de violence.

Relativement au fait qu’Anctil-Potvin était considéré comme dangereux, c’est qu’on avait laissé voir que les policiers soupçonnaient l’accusé d’être mêlé à une autre affaire plus importante, ce qui n’a pas été le cas au final. Miousse et Anctil-Potvin ont recouvré leur liberté quelques heures après leur arrestation.