All Boivin sera de retour devant le juge dans les prochaines semaines, notamment le 4 mars, où il subira son procès pour voies de fait graves sur une jeune femme, agression sexuelle armée, séquestration, menaces, voies de fait armées et trafic de stupéfiants.

All Boivin: accusation retirée à distance

La fermeture de la route 170, à Saint-Bruno, aura permis au milieu de la justice de mettre en application la volonté de faire des comparutions par visioconférence. All Boivin a donc vu et entendu, installé dans un local du Centre de détention de Roberval, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) retirer l’accusation de possession de stupéfiants.

Le ministère de la Justice avait annoncé récemment qu’il serait possible d’utiliser la visioconférence pour des comparutions, des remises ou même des procès.

Mercredi matin, avec la tempête qui faisait rage dans la région, le ministère des Transports a fermé la portion de route de la 170 à la hauteur de Saint-Bruno, obligeant le fourgon cellulaire à rebrousser chemin vers son port d’attache à Roberval.

Aucun des détenus dont la présence était requise au Palais de justice de Chicoutimi n’a pu se rendre.

L’équipement informatique et télévisuel nécessaire a donc été amené dans la salle 2,10 pour faire en sorte que Boivin puisse être vu et entendu par le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec.

All Boivin devait donc subir son procès pour possession de cannabis, ce qui était contraire à la loi en mai 2018, mais la procédure a été arrêtée. Le détenu avait été avisé préalablement au téléphone par son avocat, Me Pierre Gagnon.

Bien installé dans une salle sous surveillance, avec des vêtements de sport, Boivin a écouté ce que la procureure de la Couronne avait à dire.

Me Karen Inkel, du DPCP, a annoncé qu’il était difficile de démontrer que les 0,86 gramme de cannabis trouvé au domicile de Boivin lui appartenait.

« À la suite d’informations transmises au cours des dernières heures, je demande de prendre acte du retrait de l’accusation. Par contre, je demande la confiscation et la destruction de la drogue saisie », a indiqué Me Inkel.

Perquisition

Les policiers du Service de police de Saguenay étaient débarqués une journée du mois de mai 2018, munis d’un mandat de perquisition. Ils espéraient trouver des armes à feu dans la résidence de Boivin à Laterrière.

Questionné à savoir s’il avait des armes, All Boivin a mentionné qu’il n’en avait aucune. Les agents lui ont demandé s’ils étaient pour trouver autre chose et l’accusé a parlé d’un peu de cannabis dans une armoire.

« S’il n’en parle pas, les policiers n’auraient pas pu savoir que ça lui appartenait étant donné que d’autres personnes se trouvaient sur les lieux et que ça aurait pu appartenir à quelqu’un d’autre », a fait savoir Me Pierre Gagnon, qui défend les intérêts de Boivin.

Autres procès

Même si la Couronne a retiré l’accusation de possession de stupéfiants, l’accusé demeure toujours derrière les barreaux.

Il doit subir son enquête préliminaire le 27 février pour une conduite avec les facultés affaiblies, des menaces et des voies de fait.

Il aurait été pris au volant de son véhicule en état d’ébriété et aurait proféré des menaces à un tenancier de bar. Quant aux voies de fait, il aurait bousculé un homme qui se trouvait dans sa maison sans y avoir été invité.

Quelques jours plus tard, le 4 mars, All Boivin subira un procès important, alors qu’il est notamment accusé de voies de fait graves sur une jeune femme.

La Couronne reproche à Boivin d’avoir battu sévèrement sa victime, en juillet 2018, au point où elle a été laissée pratiquement pour morte dans la résidence. Elle aurait été retrouvée à temps par un ami et a été conduite à l’hôpital dans un très mauvais état.

Boivin aurait aussi abusé sexuellement de sa victime, d’où les accusations d’agression sexuelle armée, de voies de fait graves, de séquestration, de menaces, de voies de fait armées et de trafic de stupéfiants.