Les policiers ont appréhendé un homme qui a dit à son médecin avoir sur lui une « ceinture intelligente », vendredi après-midi, au pavillon Notre-Dame de l'hôpital de Chicoutimi.

Alerte à la ceinture explosive à l'hôpital de Chicoutimi

Un patient en psychiatrie qui a montré à son médecin une fausse ceinture d'explosifs a créé tout un émoi au pavillon Notre-Dame, situé dans le stationnement de l'hôpital de Chicoutimi, vendredi après-midi. L'homme sera accusé de voies de fait armées et de menaces d'infliger des lésions corporelles.
Le médecin, craignant que son patient ait des explosifs sur lui après qu'il lui ait montré ce qu'il a appelé une « ceinture intelligente », a tout de suite demandé l'intervention des services d'urgence.
Plusieurs policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) se sont rapidement rendus sur les lieux vers 15 h 30. L'homme de 28 ans de La Baie, qui se trouvait au deuxième étage de l'établissement, a vite été maîtrisé. L'événement a duré tout au plus une dizaine de minutes.
Les patients et les employés du pavillon Notre-Dame, un bâtiment de quelques étages abritant le Groupe de médecine de famille universitaire, des services psychosociaux et des bureaux administratifs, ont rapidement été évacués et un périmètre de sécurité a été érigé.
Le service des explosifs de la Sûreté du Québec a ensuite évalué que le dispositif artisanal était inoffensif, via des informations transmises par téléphone et des photos par des agents de Saguenay.
Chefs d'accusation
L'homme a été conduit au poste de police de Chicoutimi où il a été interrogé. Les enquêteurs se trouvaient toujours sur place en fin de soirée vendredi et l'homme devait passer la nuit en cellule, a mentionné le lieutenant de la SPS, Denis Harvey.
L'homme devra faire face à des chefs d'accusation de voies de fait armées et de menaces d'infliger des lésions corporelles. « Même si l'arme était fausse, elle a été faite dans le dessein d'être montrée comme vraie et dangereuse », a expliqué le lieutenant Harvey. D'autres chefs d'accusation pourraient s'ajouter.
Services psychosociaux
Le porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la région, Marc-Antoine Tremblay, a souligné lors d'un point de presse tenu au siège social peu après l'événement que l'intervention s'était déroulée promptement et que les codes d'urgence avaient été déployés, tel que le veut le plan d'intervention dans ce genre de situations.
Le médecin traitant a lancé un code blanc alertant la sécurité lorsqu'il a constaté le comportement violent de son patient. « Le patient a collaboré, il n'y a pas eu de problème là-dessus », a-t-il commenté. Les employés de la sécurité ont fouillé le pavillon avant que les patients et le personnel soient autorisés à le réintégrer.
Deux travailleurs sociaux de l'équipe d'intervention psychosociale se sont ensuite déplacés sur les lieux pour offrir de l'aide psychologique aux patients et aux employés. Les personnes qui se trouvaient sur les lieux et qui ont été affectées par les événements peuvent d'ailleurs composer le 8-1-1 pour avoir accès à ces services.