Alain Duchesne avait un alibi solide

L’alibi d’Alain Duchesne, de Saint-Ambroise, était bon. Il ne pouvait être accusé d’avoir menacé une connaissance alors qu’il était au volant d’une camionnette noire parce que celle-ci se trouvait en réparation au moment du supposé crime.

L’homme de 51 ans a vu le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) retirer les accusations d’avoir braqué une arme à feu, d’avoir proféré des menaces et d’avoir causé des voies de fait à l’une de ses connaissances. L’histoire remonte au début du mois de juillet 2019, lorsque la plaignante a communiqué avec les policiers de Saguenay pour les informer que Duchesne était passé devant sa résidence à plusieurs reprises, dont une fois pour la menacer de lui faire un mauvais parti et de la brûler.

Il lui aurait dit : « Ma tab..., je vais te cris... en feu. »

Mais devant un alibi solide, les choses ont changé, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

« Je veux retirer ma plainte, a mentionné la femme, au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec. Je retire ma plainte de façon libre et volontaire. Je n’ai pas eu de menaces de qui que ce soit et ni de M. Duchesne pour vous faire cette demande. »

Le juge Guimond a accepté la requête, et Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon a demandé le retrait de la plainte.

Selon les informations dévoilées au tribunal au cours des passages du client de Me Charles Cantin, l’accusé serait passé devant la résidence de la plaignante autour du 26 juin. Duchesne aurait, semble-t-il, demandé à la femme de mettre le feu dans un champ en retour d’une somme de 70 $. Elle aurait refusé.

Duchesne n’aurait pas apprécié la réponse et aurait menacé la dame.

« Il a été dit que mon client était passé devant chez elle avec une camionnette noire dont les roues étaient équipées de boulons rouges. Mon client m’avait dit que c’était impossible, car son véhicule, qui avait été endommagé, était chez un carrossier. Cette information nous a été confirmée. La Couronne a pu la vérifier aussi », a mentionné Me Cantin.

Sur l’accusation d’avoir braqué une arme de poing, les policiers ont effectivement retrouvé une arme au domicile de Duchesne, mais celle-ci lui avait été prêtée par un membre de la famille après que l’accusé ait vu sa camionnette être endommagée et ait reçu des menaces de mort. Il ne pouvait donc pas l’avoir braquée sur la plaignante, étant donné qu’il ne serait pas passé sur la rue où elle réside. Même chose pour les voies de fait.

Le client de Me Cantin a par contre plaidé coupable à une possession de cinq comprimés de métamphétamine, que les policiers avaient saisis lors de son arrestation.

Le juge Guimond a prononcé un sursis de sentence, assorti d’une probation de six mois. Le magistrat a tenu compte des deux journées de détention que Duchesne a dû faire à la suite de son arrestation au début du mois de juillet.