Al Boivin a été remis en liberté en attendant la suite des procédures judiciaires.

Al Boivin accusé de voies de fait

Le Chicoutimien Al Boivin est repassé par le Palais de justice de Chicoutimi afin de répondre à des accusations de voies de fait et de menaces en lien avec une histoire de bateau au débarcadère du Portage-des-Roches Sud, à Laterrière.

Les événements se seraient produits dimanche, au moment où l’ancien joueur de football des Couguars du Cégep de Chicoutimi a voulu retirer son embarcation des eaux du lac Kénogami.

« La victime, qui est le responsable du quai, est sortie pour lui dire qu’il bloquait le chemin et qu’il devait s’enlever de là. Une plainte a été déposée à la police de Saguenay, car l’accusé aurait menacé et bousculé la victime », a expliqué Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau de la Couronne.

Boivin, 27 ans, a été en mesure de quitter la détention du Palais de justice de Chicoutimi après avoir déposé 500 $ afin de garantir sa présence au tribunal et s’assurer qu’il aura une bonne conduite. Il lui est interdit d’entrer en communication de quelque manière que ce soit avec la présumée victime dans cette affaire. Il doit respecter un couvre-feu de 23 h à 7 h.

« Nous avons droit à des versions contradictoires, car mon client prétend que c’est l’autre personne qui l’a provoqué. Nous allons analyser la preuve et nous en débattrons le 4 septembre lors du prochain passage du dossier à la cour », mentionne Me Julien Boulianne, qui représente les intérêts de Boivin.

antécédents
Al Boivin, qui est arrivé avec une combinaison blanche fournie par les services policiers et menottes aux poignets, s’était tenu assez loin du palais de justice au cours des dernières années.

En 2010, il s’était retrouvé au milieu d’une affaire de séquestration d’un jeune individu dans une chambre de l’hôtel Le Montagnais.

Boivin et ses complices avaient attaché un jeune homme à une chaise et l’ont battu durant de longues minutes, afin de lui faire comprendre qu’il devait s’éloigner d’une jeune fille en particulier. La victime de cette attaque avait subi une commotion cérébrale et avait ensuite vu son comportement changer, et en avait même perdu son emploi. En 2013, Al Boivin avait alors été condamné à sept mois de détention.