Daniel Lavoie a pris le chemin de la prison en attente de sa sentence.

Agression sexuelle: Daniel Lavoie patiente en prison

Même s’il ne sait pas ce que le tribunal lui réserve comme peine d’emprisonnement, le Chicoutimien Daniel Lavoie, un agresseur sexuel, a déjà pris le chemin de la détention. Il avait pris soin d’amener son sac de vêtements afin de patienter au Centre de détention de Roberval. La victime estime s’être fait voler son enfance.

La juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a pris le dossier en délibéré en raison de la nombreuse jurisprudence déposée, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

Me Mariane Girard, de la Couronne, réclame une sentence variant de 24 à 36 mois, alors que Me Luc Tourangeau, en défense, croit qu’une peine de 12 mois de détention ferme serait satisfaisante.

L’homme de 62 ans a touché les parties intimes du corps d’un adolescent de son entourage de 15 à 20 fois, à la fin des années 80.

Selon le résumé effectué par Me Girard, l’accusé a aussi incité l’enfant à le toucher jusqu’au moment de jouir. Il y a même eu des fellations et des attouchements sur l’accusé. Les gestes se sont déroulés sur une période espacée de 18 mois.

« Il a volé mon enfance. Je me questionne encore sur mon orientation sexuelle. Je n’ai jamais été en mesure d’avoir une famille. J’ai été marié et j’ai divorcé. Ces agressions m’ont amené à développer un problème de consommation d’alcool. Je me suis mutilé, j’ai vécu et je vis un problème érectile et j’ai des troubles personnalité. Je suis incapable de travailler », a admis la victime dans une déclaration au tribunal.

Aucun antécédent
Durant tout ce temps, Lavoie regardait droit devant lui alors que la victime, présente dans la salle, a laissé aller quelques sanglots et avait de la difficulté à contenir ses émotions.

Daniel Lavoie, qui avait 28 ans au moment de la commission des gestes, n’a aucun antécédent judiciaire. Il a collaboré à la confection de son rapport présentenciel et présente de faibles risques de récidive. Il a exprimé des regrets.