Palais de justice de Chicoutimi

Accusée de tentative de meurtre

La Jonquiéroise Jennifer Chassé fait face à des accusations de tentative de meurtre, de menaces de mort et de voies de fait sur son ex-conjoint. Mais avant d'aller plus loin, le Tribunal a demandé qu'un examen soit effectué afin d'évaluer sa responsabilité criminelle.
La jeune femme de 21 ans, de la rue Bergeron à Jonquière, a quitté la salle d'audience du Palais de justice de Chicoutimi en pleurs, visiblement ébranlée par toute cette histoire.
L'affaire remonte à dimanche. La victime se serait retrouvée en compagnie de l'accusée et les choses auraient rapidement dégénéré. 
La femme, au frêle gabarit, aurait asséné au moins un coup de couteau à l'homme, qui n'aurait subi que des blessures légères. Il serait parvenu à faire dévier le coup porté à son endroit.
Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a acquiescé à la demande de Me Julien Boulianne, en défense, d'obtenir une demande d'évaluation sur la responsabilité au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean (hôpital de Chicoutimi) pour une période maximale de 30 jours.
Le magistrat a aussi émis une ordonnance de ne pas communiquer avec la victime.
« Ça tombe bien, je ne veux plus rien savoir de lui. Je veux m'en aller chez nous », a lancé Jennifer Chassé, quittant le box des accusés en pleurs devant des membres de sa famille.
Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a déposé une série de chefs d'accusation contre la Jonquiéroise pour trois séquences événementielles.
Les accusations sont déposées en lien avec une première affaire survenue le 3 juillet. L'accusée se serait introduite par effraction chez l'homme, l'aurait harcelé, commis des méfaits et volé un cellulaire.
Le 6 août, elle aurait contrevenu à un bris de promesse policière faite à la suite des événements du 3 juillet.
Et pour le dimanche 20 août, elle est accusée de tentative de meurtre, de menaces de mort, de voies de fait et de bris de promesse.
« Tout ce que je peux dire pour le moment, c'est que les événements concernent toujours les deux mêmes personnes », a mentionné Me Lebel.