Accusé de l’avoir agressée sexuellement parce qu’elle voulait rompre

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
«Soit tu t’ouvres les jambes, soit tu restes.»

Un homme de Kénogami fait face à de nombreuses accusations pour avoir agressé sexuellement sa conjointe qui souhaitait rompre, l’avoir menacée de mort et l’avoir violentée. Les événements se seraient produits le 3 août dernier, en soirée. Il est également accusé de voies de fait contre ses enfants.

Selon le récit qu’a fait la procureure de la Couronne, Me Marie-Christine Savard, la présumée victime a subi les assauts de son conjoint, lorsqu’elle lui a dit qu’elle voulait rompre. Il lui aurait notamment dit qu’elle ne pouvait pas partir parce qu’il «la faisait vivre depuis plusieurs mois et que si elle voulait partir, elle devrait ouvrir les jambes».

La femme a répondu qu’elle le quittait et il l’aurait agrippée en lui arrachant son pyjama et l’aurait ensuite plaquée sur un lit pour l’agresser sexuellement.

«Si tu cries, je vais t’étouffer et de tuer», aurait dit l’accusé.

En terminant, l’homme aurait également insulté la femme.

La victime a réussi à quitter la demeure pour se réfugier dans une maison d’hébergement pour femmes violentées. Elle a porté plainte à la police trois jours plus tard. L’individu a été arrêté et incarcéré le 6 août dernier.

D’autres gestes de violence conjugale et aussi de violence envers les enfants ont été racontés en cour par Me Savard. Coups de poing durant la grossesse, strangulation, poussées; plusieurs gestes auraient été commis au cours des derniers mois.

Une ancienne conjointe de l’individu a également porté plainte contre lui et l’homme a un antécédent judiciaire en matière de violence conjugale contre une troisième conjointe.

La Couronne s’opposait à la libération de l’individu, mais le criminaliste Me Julien Boulianne a précisé qu’un seul côté de la médaille avait été expliqué en cour et que son client n’avait pas eu encore l’opportunité de se faire entendre depuis son arrestation, ce qu’il déplore.

Me Julien Boulianne a notamment affirmé que des textos cordiaux entre son client et la plaignante avaient été échangés entre le 3 et le 7 août et que rien ne portait à croire que l’homme représentait un danger de récidive et qu’il ne respecterait pas ses conditions.

Le juge de la Cour du Québec, Michel Boudreault, a accepté de remettre l’individu en liberté, mais ce dernier devra respecter plusieurs conditions, notamment celle de rester chez lui entre 22h et 6h et de ne pas entrer en contact avec la plaignante.