Accusé d’avoir abusé de sa fille adoptive

Un homme de 75 ans doit répondre d’accusations d’attentat à la pudeur et d’agression sexuelle sur sa fille adoptive pour des événements survenus entre les années 1972 et 1985.

L’individu de Jonquière s’est présenté mardi matin au Palais de justice de Chicoutimi pour en apprendre un peu plus sur les faits que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) lui reproche. Une ordonnance de non-publication pouvant permettre d’identifier la victime a été prononcée.

Il est accusé d’attentat à la pudeur sur la fille de sa conjointe entre 1972 et 1980, de grossière indécence pour la même période et d’agressions sexuelles en 1984 et 1985, des événements remontant à 47 ans.

Selon les éléments dévoilés, l’homme aurait fait des cunnilingus à sa fille adoptive, aurait eu droit à des masturbations et se serait fait lécher les testicules. Il aurait aussi mis ses doigts dans le vagin de l’adolescente, qu’il a adoptée alors qu’elle était une fillette.

Le septuagénaire s’est présenté seul devant la juge Guylaine Tremblay, de la Cour du Québec. Face à l’importance des accusations, la magistrate lui a suggéré fortement de rencontrer un avocat. L’homme a laissé voir qu’il avait l’intention de contacter Me Charles Cantin.

Celui-ci a accepté d’agir comme ami de la cour dans cette affaire pour le moment. Il n’a pas accepté le mandat de représenter le Jonquiérois. Le dossier a été remis au 25 octobre pour la suite des procédures.

Vols à l’étalage

Par ailleurs, René Girard, de Jonquière, a écopé d’une peine de détention ferme de six mois pour deux vols à l’étalage.

Me Charles Cantin avait demandé la confection d’un rapport présentenciel pour l’individu au lourd passé judiciaire.

« J’espérais que les conclusions soient positives afin d’éviter à mon client de prendre le chemin des cellules. Mais comme le rapport est négatif, je ne peux pas vraiment penser à cette possibilité », a indiqué le criminaliste.

La juge Tremblay a laissé voir que l’individu ne semblait pas avoir cheminé par rapport à sa façon d’agir et que la détention s’imposait.

Conduite pendant interdiction

D’autre part, un homme a écopé de 200 heures de travaux communautaires pour avoir conduit son véhicule automobile alors que cela lui était interdit.

Le client de Me Julien Boulianne a évité la prison, peine généralement réclamée, car le soir où il s’est fait prendre, il ramenait sa conjointe à la maison, car celle-ci était malade après un passage à Beauce Carnaval. Elle a été malade au point où elle a été conduite par la suite à l’hôpital.

Facultés affaiblies

Un autre individu n’a pas pensé à son affaire avant de prendre le volant. Ayant consommé de l’alcool durant une partie de la journée, il n’a pas apprécié que ses voisins soient bruyants. Une plainte a été portée à la police, mais juste avant leur arrivée, l’homme s’est rendu chez les voisins pour leur parler de la situation.

Après une discussion, l’homme a pris le volant de sa voiture pour aller chercher des cigarettes au dépanneur. Le hic, c’est qu’à son retour, les policiers se trouvaient près de chez lui en raison de la plainte. Les patrouilleurs ont constaté son état et l’ont arrêté. Il avait un taux d’alcool de .240 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang.

Le tribunal lui a imposé une amende de 2000 $.