Des perquisitions s’étaient déroulées en mars 2015.

Accusations de fraude: les procédures contre HPL remises au 16 juillet

La Couronne a déposé une imposante preuve, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi, concernant les dossiers de Jean-Yves Dufour, ancien propriétaire de la firme HPL, ainsi que d’Éric Dufour et Éric Gagnon, des employés. Ils sont accusés de quatre chefs concernant de la fraude et l’utilisation de faux pour un montant de plus de 1,8 M $.

« C’est énorme. Le rapport à lui seul, qui fait état du sommaire des faits, contient 254 pages », a décrit Me Jean-Marc Fradette, qui représente les intérêts des trois hommes, lors d’un entretien avec Le Quotidien. Des milliers de documents ont été remis, tous provenant du travail des policiers qui ont mené une importante enquête échelonnée plus de quatre ans.

MM. Dufour, Dufour et Gagnon ont comparu mardi matin par le biais de leur avocat et souhaitent plaider non coupables. Le dossier a été reporté au 16 juillet pour prise de position.

Selon Me Jean-Marc Fradette, il n’y aurait peut-être pas eu d’intention.

La défense doit maintenant analyser ces dossiers. « Pour faire de la fraude et des faux, il faut que ce soit volontaire. Nous allons analyser si ce n’est pas plutôt de l’administration déficiente », a commenté Me Fradette.

Retour sur les faits

Rappelons que Jean-Yves Dufour était anciennement maire de la municipalité de Saint-David-de-Falardeau lorsqu’il était propriétaire de la firme HPL, où son fils, Éric Dufour, y travaillait également. Éric Gagnon était quant à lui un vendeur de produits auprès de la clientèle industrielle pour l’entreprise.

En 2015, les policiers spécialisés en crimes économiques enquêtaient sur des stratagèmes de fausses factures, de gonflements de factures et d’achats personnels, qui auraient été effectués aux dépens de Rio Tinto. Quatre commerces ont été perquisitionnés, dont la firme HPL.

Cette enquête a mené à plusieurs congédiements chez Rio Tinto. La firme HPL est aujourd’hui fermée.

Quatre ans et demi plus tard, des accusations de fabrication de faux documents, d’utilisation de contrefaçon et de supercherie pour plus d’un million de dollars ont été portées contre les trois hommes. Ils seront attendus le 16 juillet, pour la suite des procédures, à l’étape de l’enquête préliminaire.