Anthony Toupin a obtenu une absolution conditionnelle.
Anthony Toupin a obtenu une absolution conditionnelle.

Absolution conditionnelle pour un ancien journaliste coupable d’agression sexuelle

Reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement une jeune femme de 17 ans alors qu’il étudiait en journalisme au Cégep de Jonquière, le Trifluvien Anthony Toupin a été absous. Il devra toutefois effectuer 240 heures de travaux communautaires pour éviter de traîner un casier judiciaire.

Le juge de la Cour du Québec, Jean Hudon, a rendu sa sentence, le 10 juin dernier, au Palais de justice de Chicoutimi. Anthony Toupin, qui a brièvement été journaliste sportif au Journal de Québec, avait été déclaré coupable en septembre 2019 d’agression sexuelle sur une amie. Le jeune homme de 21 ans a porté le verdict en appel, puisqu’il affirme que la jeune femme était consentante. Le procès reposait d’ailleurs sur la notion de consentement.

Le juge Jean Hudon n’avait toutefois pas cru la version de l’accusé, estimant qu’Anthony Toupin avait profité de la vulnérabilité et de l’état d’intoxication d’une amie de classe pour lui insérer un doigt dans le vagin, au terme d’une soirée de festivités soulignant le début de session, au Cégep de Jonquière.

La Couronne demandait une peine de 90 jours de prison pour l’ancien journaliste, alors que la défense plaidait plutôt pour une absolution conditionnelle à la réalisation de 240 heures de travaux communautaires.

Dans son jugement, le magistrat a convenu que le jeune individu n’avait pas le profil d’un criminel ni de déviance sexuelle et qu’il y avait un risque très faible de récidive. Il a également conclu que le processus judiciaire et la médiatisation du dossier avaient eu un effet dissuasif sur l’accusé.

D’ailleurs, Anthony Toupin avait témoigné, lors des observations sur la peine, que son rêve de devenir journaliste avait été anéanti par les accusations portées contre lui et qu’il avait perdu ses emplois lors de la médiatisation de l’affaire. Il est depuis retourné sur les bancs d’école, puisqu’il a mis de côté sa carrière journalistique. Il avait témoigné qu’un casier judiciaire aurait des effets négatifs sur sa future carrière, ce que le juge Hudon a retenu. Son jeune âge et son «fort potentiel» de devenir un actif pour la société sont deux autres facteurs que le magistrat a retenus pour expliquer sa décision.

Anthony Toupin devra toutefois accomplir 240 heures de travaux communautaires dans un délai de 12 mois. Il est également soumis à des conditions durant deux ans, notamment celle de garder la paix et avoir une bonne conduite. Il lui est interdit de communiquer, de quelque façon que ce soit, avec la victime.