Absolution conditionnelle pour deux bagarreurs

Alec Leblond et Jordan Bradette s’en sortent avec des absolutions conditionnelles à la réalisation de travaux communautaires pour leur implication dans une violente bagarre survenue dans un bar de Jonquière, en août 2018. Le principal accusé dans cette affaire, Charly Tremblay, qui avait défiguré un joueur des Gaillards d’origine française en lui infligeant un coup de bouteille au visage, avait quant à lui écopé d’une peine de deux ans de prison.

Les faits reliés à cette cause, qui a connu son dénouement vendredi matin au Palais de justice de Chicoutimi, remontent en août 2018 et se déroulent en deux temps. Le 24 août, une altercation survient dans un bar de Jonquière entre quelques individus, dont Leblond et Bradette. Le citoyen français, récemment arrivé en sol québécois pour jouer au football au sein des Gaillards de Jonquière, se mêle de la bagarre et empoigne Alec Leblond, le pousse au mur et le projette au sol, selon les faits présentés devant le tribunal.

Le lendemain, le joueur de football, accompagné d’un ami, se rend dans un bar voisin et rencontre de nouveau Leblond et Bradette. Des échanges verbaux ont lieu. Le Français se dirige vers les deux amis avec l’intention présumée de s’excuser pour les gestes posés la veille.

Croyant que le joueur de football voulait de nouveau s’en prendre à lui, Leblond part chercher Charly Tremblay, qui est beaucoup plus costaud que lui. Tremblay fracasse une bouteille de bière au visage du joueur de football. Ce dernier subit de graves lacérations au visage et à un oeil. Il a également souffert d’un choc psychologique.

Si Charly Leblond a été reconnu coupable de voies de fait graves, Leblond et Bradette faisaient face à des accusations de voies de fait simples. Dans le cas de Leblond, une accusation de voie de fait avec lésions avait également été portée, puisque c’est lui qui était allé chercher Charly Tremblay pour qu’il s’en mêle. La Couronne avait plaidé la préméditation dans le cas de Leblond.

La suggestion de la défense, soit une absolution conditionnelle assortie à des travaux communautaires pour les deux jeunes accusés, a finalement été retenue par le juge Pierre Lortie, qui avait pris la cause en délibéré. Il a condamné Alec Leblond à effectuer 240 heures de travaux communautaires, à 12 mois de probation et à verser un don de 500$ au Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC). Quant à Jordan Bradette, il devra effectuer 120 heures de travaux et verser un don de 250$ à la même organisation. Il est également soumis à une probation de 12 mois.

Si les deux jeunes hommes effectuent leur peine sans encombre, ils seront absous.

Le juge Lortie a retenu les regrets, les plaidoyers de culpabilité, le jeune âge des accusés, leur absence d’antécédents judiciaires et leur bonne conduite pour rendre sa décision.