Absent de la cour, il dit avoir « procrastiné »

Un homme sans domicile fixe a été arrêté alors qu’il dormait dans le portique d’une banque de la rue Racine de Chicoutimi, au petit matin, vendredi. L’individu a été amené et détenu au palais de justice, puisqu’un mandat d’arrestation avait été lancé contre lui le 4 décembre dernier, lorsqu’il ne s’était pas présenté au tribunal. L’homme a simplement affirmé avoir procrastiné.

Celui qui a recours aux services de la Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi depuis environ trois ans fait face à des accusations de possession de stupéfiants.

Il devait se présenter en cour le 4 décembre dernier, mais ne l’a pas fait. À ce moment, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Les policiers l’ont finalement épinglé aux alentours de 4 h du matin, vendredi. Il dormait dans le hall d’une banque de la rue Racine. Il a expliqué s’être assoupi après s’y être réfugié en raison de la température plutôt froide à l’extérieur. Il n’est pas allé à la maison pour sans-abri puisqu’on n’y accepte pas les arrivées après 22 h 30, a affirmé l’individu.

« Pourquoi vous n’êtes pas venu à votre date de cour, en décembre dernier ? », lui a demandé son avocat, Me Nicolas Gagnon.

« J’étais chez une amie et je lui avais dit de mettre un cadran. Mais on ne s’est jamais réveillé, ni elle ni moi », a expliqué l’accusé.

« Mais vous avez bien dû vous réveiller à un moment donné cette journée-là », a renchéri le procureur de la poursuite, Me Michaël Bourget.

« Oui, mais j’ai procrastiné », a rétorqué l’individu d’une soixantaine d’années.

« Si je vous libère aujourd’hui, allez-vous être là à la date convenue ? », a demandé à l’homme le juge de la Cour du Québec, Michel Boudreault.

« Oui, je vais retourner à la maison des sans-abri et demander à un intervenant qu’il me réveille », a souligné l’individu.

L’homme a pu recouvrer sa liberté sous certaines conditions, soit celle de se présenter à la cour, lorsque requis.