Le Chicoutimien de 54 ans a été arrêté vendredi dernier à la suite d’une plainte déposée par un préposé à une pharmacie de la rue Racine.

À la pharmacie pour ses médicaments

Pour la deuxième fois en l’espace de 10 jours, Guy Lapointe est remis en liberté. Il est parvenu à convaincre le tribunal qu’il s’est effectivement présenté dans un commerce au moment où cela lui était interdit, mais c’était pour y récupérer ses médicaments.

Le Chicoutimien de 54 ans a été arrêté vendredi dernier à la suite d’une plainte déposée par un préposé à une pharmacie de la rue Racine.

Lapointe, dont le passé criminel fait plus de 85 pages, avait été libéré une première fois le 16 novembre par la juge Micheline Paradis, à la suite d’un vol qu’il avait commis dans un commerce de Chicoutimi.

Dans les conditions de remise en liberté, Lapointe ne devait pas se présenter dans les commerces de Chicoutimi, sauf le samedi, pour y faire son marché d’alimentation. La juge Paradis lui avait aussi mis comme condition de prendre sa médication et de respecter la posologie.

C’est sur cet aspect que Lapointe, dont les intérêts sont représentés par Me Charles Cantin, a eu de la difficulté.

Me Pascal Lévesque, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), lui a demandé s’il était au courant qu’il ne pouvait se rendre dans des commerces.

« Oui je le sais. Mais j’y suis allé pour mes médicaments. J’en avais besoin et la juge m’avait ordonné de prendre ma médication. Lorsque j’ai été libéré, ça faisait déjà quelques jours que je devais prendre de la morphine pour mes problèmes de santé. J’ai appelé à la pharmacie pour en avoir. On m’en a livré une partie lundi en me disant que j’aurais la balance le lendemain (mardi) », a témoigné Guy Lapointe.

« Mais le mardi vers 17 h 45, je me suis rendu compte que rien n’était arrivé. J’étais en panique. J’ai appelé à la pharmacie et on m’a dit que les livraisons finissaient à 15 h 30. Je me suis présenté au comptoir des médicaments pour obtenir ma morphine. L’employé a commencé à crier après moi en disant qu’il avait vu dans un texte du journal que je n’avais pas le droit d’être dans les commerces. Il a décidé d’appeler la police et de porter plainte », raconte l’accusé.

Son procureur a fait valoir que Lapointe ne s’était pas présenté pour y commettre un vol, mais pour récupérer sa médication et ainsi respecter l’ordonnance du tribunal.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté de remettre Lapointe en liberté. Il lui est toujours interdit d’aller dans les commerces, sauf pour son épicerie le samedi matin et à la pharmacie lorsqu’il aura besoin de récupérer ses médicaments.

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UN TRAFIQUANT RESTE À L'OMBRE

(Stéphane Bégin) — Le Chicoutimien Denis Gagnon patientera derrière les barreaux pour un certain temps, lui qui a été arrêté par les policiers de Saguenay à la suite d’une perquisition.

Lors de la descente policière, menée par la section des projets spéciaux du Service de police de Saguenay (SPS) dans un appartement d’un édifice à logements de la rue Lemieux, à Chicoutimi, les agents ont saisi 1667 comprimés d’ecstasy, 125 grammes de cannabis, 14,39 grammes de cocaïne, 149 comprimés d’amphétamine et 175 $. Une saisie d’une valeur de 21 000 $.

Gagnon, âgé de 59 ans, a comparu mardi au Palais de justice de Chicoutimi devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec. Il est accusé de trafic de stupéfiants, de possession dans le but d’en faire le trafic et de bris de ses conditions.

Me Marianne Girard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), s’est opposée à sa remise en liberté et pourrait même demander que la peine que purge Gagnon de manière discontinue pour d’autres histoires de drogue soit révoquée et soit faite à temps complet en attendant la suite des procédures.

Me Charles Cantin, qui défend les intérêts de Gagnon, a demandé de tenir l’enquête de remise en liberté vendredi.

Il sait que la pente sera difficile à remonter en raison des antécédents de l’accusé et du fait qu’il purge déjà une peine pour les mêmes infractions.