Mathieu Beaulieu, 24 ans, de Lévis, a plaidé coupable lundi à une agression sexuelle sur une adolescente de 16 ans, à des contacts sexuels sur une autre de 15 ans et à du leurre informatique sur une troisième fille âgée de seulement 11 ans.

54 mois pour avoir agressé sexuellement des fugueuses

Mathieu Beaulieu avait commencé par envoyer des photos et des vidéos de son pénis. Puis, lorsque deux des jeunes filles ont fugué d’un centre jeunesse, il les a accueillies chez lui. Pour finir par les agresser sexuellement.

L’homme de 24 ans, de Lévis, a plaidé coupable lundi à une agression sexuelle sur une adolescente de 16 ans, à des contacts sexuels sur une autre de 15 ans et à du leurre informatique sur une troisième fille âgée de seulement 11 ans.

La défense et la Couronne ont suggéré que Beaulieu soit condamné à une peine de 54 mois, de laquelle il faut déduire deux mois de détention provisoire. Cette proposition a été acceptée par le juge Mario Tremblay de la Cour du Québec, qui a souligné que des «jeunes filles particulièrement vulnérables» étaient tombées «dans les griffes d’un prédateur».

Mathieu Beaulieu a connu la plus vieille des adolescentes l’hiver dernier et a commencé à lui envoyer des photos sexuellement explicites via Facebook.

Beaulieu a maintenu le lien avec la jeune fille et a aussi eu accès, toujours par Internet, à d’autres adolescentes, dont celle de 11 ans à qui il a transmis des photos de son pénis à la fin de l’été.

Le 17 septembre, les deux jeunes filles de 15 et 16 ans s’échappent du centre jeunesse. Elles décident de se réfugier chez Beaulieu, qui va leur offrir de la marijuana.

L’homme entraîne ensuite les deux jeunes filles dans un bois voisin.

Il embrasse successivement les deux adolescentes et commence à caresser l’une d’elle par-dessus les vêtements. Devant la résistance de cette première adolescente, Beaulieu amène plutôt la jeune fille de 16 ans plus loin dans le bois. Selon la poursuite, l’adolescente n’aurait jamais consenti à la relation sexuelle complète qui allait suivre.

Beaulieu ressort du bois, gardant son pénis à l’extérieur de ses pantalons. Il s’approche de la tête de la jeune fille de 15 ans, en réclamant une fellation. Qu’il n’aura pas.

Les deux adolescentes retournent finalement au centre jeunesse et dénoncent leur agresseur.

Mathieu Beaulieu n’avait aucun antécédent de crimes sexuels. Il sera inscrit au registre des délinquants sexuels et il lui sera interdit d’être en contact avec des jeunes pour les 10 prochaines années.