Alors âgé de 19 ans, Jonathan Bouchard a plaidé coupable, en 2013, de trafic de drogue, dans le cadre de l’Opération Insuline.
Alors âgé de 19 ans, Jonathan Bouchard a plaidé coupable, en 2013, de trafic de drogue, dans le cadre de l’Opération Insuline.

40 mois pour un distributeur de drogues dures

Un des principaux distributeurs de drogues dures pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean, Jonathan Bouchard, a pris le chemin du pénitencier. L’homme de 26 ans a reçu une peine de 40 mois de détention, mercredi, au Palais de justice d’Alma.

Arrêté en avril 2019, dans l’opération Palme menée par l’Escouade régionale mixte (ERM) de la Sûreté du Québec et du Service de police de Saguenay, Bouchard s’occupait de la distribution. Il transportait d’importantes quantités à partir de Montréal vers la région, dont l’une de ses dernières livraisons de 26 000 comprimés de métamphétamine interceptée par les policiers.

Le jeune homme originaire de la région, qui vivait à l’extérieur au moment de son arrestation, a été arrêté avec sa mère et son frère ainsi que trois autres complices au cours de l’opération. À ce moment, la SQ a décrit Bouchard comme étant « le principal distributeur de cocaïne, de métamphétamine, de cannabis, de haschisch et de médicaments contrefaits en provenance de Montréal. »

La juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Marie Sirois, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de Me Pierre Gagnon, l’avocat de la défense.

« Plus de 26 0000 comprimés, ce n’est pas un petit trafic de coin de rue. La peine aurait facilement pu être de cinq, six ou sept ans. La drogue saisie est une drogue dure. C’est un fléau dans la société. Imaginez le nombre de jeunes qui ont pris ces comprimés-là à cause de votre insouciance », a exprimé la juge.

En effet, la peine aurait pu être plus importante, compte tenu notamment des antécédents criminels de Bouchard. Il a été arrêté pour des crimes de même nature, en 2012, dans le cadre de l’Opération Insuline. Il avait alors obtenu une peine de 30 mois de pénitencier.

Toutefois, certains facteurs atténuants ont convaincu la juge d’accepter la suggestion commune, dont la reprise en main de l’homme, ses remords et la rapidité à laquelle il a plaidé coupable.

« La juge a dit qu’on était dans une suggestion appropriée. On a souligné le rapport présentenciel positif. Les antécédents de monsieur faisaient en sorte que c’était nécessairement une peine de pénitencier. Il a plaidé coupable à la première occasion. Et depuis son plaidoyer, il a fait un bon parcours dans les circonstances », a précisé Me Marie Sirois.

En effet, Bouchard a plaidé coupable une semaine après son arrestation. L’encadrement et le soutien de son père biologique, revenu dans sa vie après son arrestation, ont aussi fait partie des facteurs atténuants.