L’individu en état d’ébriété a reculé dans une voiture alors qu’il voulait simplement déplacer son véhicule.

3000$ pour avoir déplacé son véhicule en boisson

En état d’ébriété, on ne conduit pas. C’est connu. Pas pour une balade, et même pas pour déplacer uniquement son véhicule dans un stationnement. Surtout lorsque le conducteur accroche une autre automobile dans son mouvement.

Un individu de Chicoutimi a écopé d’une amende de 3000 $ et a perdu son permis de conduire pour une durée de 12 mois après avoir été arrêté par les policiers de Saguenay alors qu’il était en état d’ébriété très avancée, soufflant des taux de ,216 et de ,209.

« Je me suis arrêté chez un ami que je n’avais pas vu depuis longtemps. Je me suis rendu compte que mon véhicule n’était pas là où il devait être. J’ai voulu le déplacer et j’ai reculé dans une autre voiture », a expliqué l’individu au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, vendredi.

À la suite de l’accrochage, le client de Me Luc Tourangeau s’est rendu au domicile du propriétaire du véhicule pour lui expliquer la situation. Les policiers ont été appelés pour effectuer le constat et faire un rapport de l’incident. Lorsqu’ils ont pris les détails de l’accrochage, les patrouilleurs ont noté que l’individu était en état d’ébriété.

« Il a tenté de faire valoir qu’il n’avait pas conduit, mais deux témoins civils ont confirmé qu’il était derrière le volant. Il a été arrêté et accusé de conduite avec les facultés affaiblies », a précisé Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon.

L’amende peut paraître sévère à 3000 $, mais les deux procureurs ont tenu compte des taux enregistrés, de plus de deux fois la limite, de l’accrochage et du fait que l’électricien de métier possède un antécédent judiciaire remontant à 2001 et d’avoir fui les lieux d’un accrochage en 2008.

Sur les raisons invoquées par l’accusé, le juge Guimond lui a fait savoir que rien ne pouvait expliquer qu’il ait pris le volant en état d’ébriété.

« Il y a des familles qui vivent des drames incroyables, et les membres ne prennent pas le volant en boisson pour autant. Heureusement, personne n’a été blessé », a soutenu le magistrat.

Altercation

Par ailleurs, un individu de 21 ans a aussi plaidé coupable à une accusation de conduite en état d’ébriété, vendredi, après avoir été impliqué dans une altercation au volant.

Les événements se sont produits le 16 mars au petit matin.

L’homme sans antécédent judiciaire est en discussion animée avec le conducteur d’un autre véhicule à Chicoutimi, au moment où ils circulent sur la voie publique.

Les deux automobilistes en viennent à s’arrêter en bordure de route afin de poursuivre la discussion. Du moins jusqu’à l’arrivée des policiers.

Les patrouilleurs de Saguenay remarquent alors que l’accusé est en état d’ébriété.

« Il a même fait des déclarations aux agents en leur disant qu’il était ben chaud », a précisé Me Hamelin-Gagnon.

Amené au poste de police, le client de Me Christian Bélanger a soufflé des taux de ,190 et de ,170, soit plus de deux fois la limite autorisée. Il a écopé d’une amende de 2000 $ – le minimum lorsque les taux dépassent ,160 – et a perdu son permis de conduire pour une année.