300 $ pour avoir pointé un laser sur un CF-18

Le jeune homme qui a dirigé un pointeur laser sur un CF-18, en septembre 2016, s’en tire avec une amende de 300 $. La décision a été rendue par la juge Kathy Beaumont, du Tribunal de la jeunesse, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

Le fautif, qui avait 17 ans et 10 mois le jour des événements, s’exposait à une amende de 1000 $, la somme maximale pour un mineur. Il est aujourd’hui âgé de 19 ans.

Son avocat, Me Sylvain Morissette, a estimé que la sentence était correcte, affirmant qu’elle n’était « ni clémente ni sévère». Il recommandait d’ailleurs une amende de 300 $ comme peine, tandis que la Couronne suggérait 1000 $.

« Ça n’a pas été un épisode facile pour lui, a confirmé Me Morissette. Ce fut une étourderie pour mon client, jamais il n’aurait pensé que ça déclencherait une telle tempête. Je considère qu’il ne méritait pas d’avoir une amende de 1000 $. »

L’avocat de la défense a rappelé que le jeune homme avait fait preuve d’une grande collaboration au cours de tout le processus judiciaire. Le fautif ignorait d’ailleurs qu’il avait commis un geste illégal en pointant un CF-18 des Forces armées canadiennes de la Base militaire de Bagotville avec un jet lumineux. Des appareils sophistiqués de la Base ont permis de retracer l’individu et avec la collaboration des policiers de Saguenay, il a été rapidement appréhendé.

« Lorsque les policiers l’ont arrêté, il ne pensait même pas que c’était pour ça qu’ils venaient le voir, a mis en contexte Sylvain Morissette. Il était en train de faire du quatre roues dans un pic de sable avec des amis. Ça donne une idée. »

Si le jeune avait été majeur au moment des événements, il aurait pu s’exposer à des accusations criminelles. 

« L’objectif de la Reine était de lancer un message puisque le fait de pointer un laser est un fléau, a reconnu Me Morissette. Je pense que le message a passé, surtout avec toute la médiatisation de ce dossier. »

L’arrestation du jeune homme de la région était seulement la cinquième au Canada depuis 2008, dont trois au Québec. Plus de 2660 dénonciations ont été répertoriées au cours des six dernières années.