La sentence a été rendue au Palais de justice de Chicoutimi.

30 mois pour un fraudeur

Le Saguenéen Maxime Gingras écope d’une sentence globale de 30 mois de détention pour avoir fraudé et voler six victimes sur le territoire de Saguenay.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a rendu sa sentence jeudi matin au Palais de justice de Chicoutimi.

Il n’a pas hésité longtemps à se ranger derrière la suggestion de Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), alors que Me Jean-François Têtu, en défense, réclamait davantage une peine de deux ans moins un jour de détention.

Gingras, âgé de 23 ans seulement, a commis ses infractions entre juillet et novembre 2017. Il utilisait le même modus operandi en recherchant des voitures à vendre sur des sites comme Kijjiji.

Il se rendait rencontrer les vendeurs et leur laissait voir qu’il était pour acheter le véhicule. Voulant prouver sa bonne volonté, il montrait des copies de transfert de fonds ou présentait de faux chèques à l’allure de véritables documents des institutions financières.

Il est même allé jusqu’à remettre un chèque de 2200 $ à une personne pour une voiture achetée à 1600 $. Il a poussé l’audace à demander la différence d’environ 500 $.

« L’accusé a même laissé les clefs d’une autre voiture en garantie, même s’il n’avait plus possession de ce véhicule qu’il avait aussi fraudé. Il a même montré un document avec la signature de Me Charles Cantin (qui a paru très surpris d’apprendre ça). Il s’agissait naturellement d’une fausse signature », a résumé le juge Hudon.

Pour justifier sa décision d’imposer une peine de 30 mois, le magistrat estime que le degré de responsabilité de Gingras est entier. Il retient aussi comme facteurs aggravants le nombre de victimes (six), le fait que l’accusé se trouvait sous probation et qu’il était en attente d’un autre dossier pour fraude.

« En plus, l’accusé a reçu sa première sentence adulte alors qu’il venait d’avoir 18 ans et 8 mois. Il a déjà écopé de peine de 12 mois (fraude), de six mois (vols) et de deux mois, sans oublier un sursis de sentence », a rappelé le magistrat.

Celui-ci a tenu compte des six mois de détention préventive effectuée depuis novembre 2017. À sa sortie de prison, Gingras sera sous probation pour une durée de deux années.