22 mois pour un grand-père abuseur

Incarcéré depuis maintenant 43 jours, un grand-père, qui a fait une fellation à son petit-fils et qui l’a masturbé deux fois, restera derrière les barreaux pour un peu plus de 20 mois encore.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a rendu sa sentence, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Il impose une peine totale de 22 mois de détention pour des agressions sexuelles, de la possession de matériel pornographique et distribution de ce matériel.

Le magistrat s’est rangé pratiquement derrière la suggestion de Me Sébastien Vallée, de la Couronne, qui réclamait une sentence de 24 mois, alors que Me Mélanie Décoste, en défense, suggérait plutôt 12 mois de détention.

L’homme, dont ne nous ne dévoilons pas l’identité afin de protéger celle de sa victime, a plaidé coupable aux accusations déposées contre lui au mois d’avril dernier.

Le juge a résumé le dossier en précisant que le grand-père avait donc eu des séances de masturbation avec son petit-fils âgé alors de 12 ans, tout en regardant des films pornographiques. Le grand-père est allé jusqu’à faire une fellation à l’adolescent, ce que ce dernier a toujours refusé de faire.

L’histoire a éclaté en 2016 lorsque les policiers sont débarqués au domicile de l’homme pour saisir son matériel informatique. Une information anonyme précisait que le grand-père consommait de la pornographie juvénile.

En fouillant l’ordinateur, les agents ont découvert des discussions où l’accusé avouait avoir eu les relations avec son petit-fils.

Avant de prononcer la sentence, le juge Guimond a relevé que la victime n’en voulait pas à son grand-père et qu’il lui a pardonné, surtout qu’il le considère comme le père qu’il n’a jamais eu.

« Les rapports présentenciels et sexologiques démontrent un trouble pédophile et une attirance pour les adolescents, mais les auteurs des rapports croient que le risque de récidive est faible. Je retiens les plaidoyers de culpabilité, la collaboration de l’accusé, sa reconnaissance des faits et les démarches thérapeutiques comme facteurs atténuants. »

« Dans les facteurs aggravants, il y a gravité des gestes, la durée et l’abus de confiance et le lien d’autorité. Même si la victime lui pardonne, il faut savoir que l’entièreté des actes revient à l’accusé. Monsieur aurait dû lui exposer l’importance et la gravité des gestes qu’il s’apprêtait à faire », a ajouté le juge Guimond.

À sa sortie de prison, l’homme se trouvera sous probation pour une durée de trois ans, devra fournir un échantillon d’ADN, s’inscrire au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans et ne pourra se trouver en présence de mineurs ou à proximité d’un parc, d’une garderie ou d’une école.