Marc Lafrance se retrouve en prison pour 22 mois après avoir été reconnu coupable d’attouchements sexuels sur deux fillettes.

22 mois derrière les barreaux pour avoir agressé deux fillettes

Marc Lafrance, ce Baieriverain reconnu coupable d’attouchements sexuels sur deux fillettes d’âge mineur à la fin des années 2000 et au début de 2010, devra passer les 22 prochains mois à l’ombre.

La sentence a été prononcée vendredi par le juge Michel Boudreault à la suite du procès qu’il a subi en juin dernier.

Dans un prononcé de 13 pages, le juge Boudreault a mentionné que les gestes commis par Lafrance à l’endroit de l’une des victimes, dont quatre cunnilingus, ont eu des conséquences psychologiques très importantes sur elle à long terme, l’obligeant à prendre des médicaments pour deux dépressions majeures.

Le magistrat a souligné que les abus ont été commis dans un climat de violence et d’immaturité de la part de l’agresseur pour lequel il a refusé de se soigner en ne complétant pas les thérapies recommandées. L’absence d’autocritique et d’empathie, la non-reconnaissance des gestes commis et le fait que Lafrance se soit livré à des actes intrusifs qui vont au coeur de l’intimité des victimes ont été soulignés par le juge comme étant des facteurs qui ont pesé dans la lourdeur de la sentence.

Malgré certains facteurs atténuants, comme le fait que Lafrance était sans antécédents judiciaires et qu’il soit un bon travailleur, le juge Boudreault a déterminé qu’ils n’étaient pas suffisants pour atténuer la peine jusqu’au minimum suggéré par la défense qui demandait entre 12 et 14 mois de prison. Rappelons que du côté de la Couronne, on suggérait entre 30 et 36 mois de prison.

Après le prononcé de la sentence, Lafrance a été menotté et conduit en prison. Il devra respecter plusieurs conditions comme l’obligation de suivre une thérapie pour ses problèmes de violence et de déviance sexuelle. À a sa sortie de prison, il lui sera interdit de se trouver dans un parc public ou en présence d’enfants de moins de seize ans et d’utiliser Internet sauf pour la recherche d’un emploi en plus de fournir un échantillon d’ADN pour enregistrement au Registre national des délinquants sexuels.