22 chefs sur huit victimes

Germain Tremblay, 65 ans, domicilié à Saint-Ambroise, fait face à la justice. Il doit répondre de 22 chefs d’accusation d’agression sexuelle, attouchements et grossière indécence sur huit victimes de sexe féminin et mineures au moment des événements allégués.

Germain Tremblay était absent du Palais de justice de Chicoutimi, mardi, puisqu’il se trouve en Floride. Il faut mentionner que sa présence n’était pas obligatoire puisqu’il s’agissait de la transmission de la preuve à son procureur Charles Cantin.

Le dossier reviendra sur le rôle pour une comparution le 20 mars prochain alors que la défense devrait faire connaître l’orientation qu’elle entend donner à la cause. C’est à ce moment que l’on saura si l’individu sans antécédent judiciaire subira son enquête préliminaire pour déterminer s’il y a matière à procès dans cette affaire, à moins que l’accusé choisisse de plaider coupable.

Me Charles Cantin a refusé de commenter cette affaire si ce n’est qu’il s’agit d’un dossier qui demande une grande analyse. 

« On parle ici de faits allégués qui commencent à la fin des années 1970 et qui vont jusqu’au début des années 2000. Nous nous donnerons le temps nécessaire de bien étudier la preuve qui a été déposée par la poursuite pour nous faire une idée de la suite des choses », s’est contenté de dire Me Cantin.

Il n’y a pas de sentence minimum pour les crimes reprochés à Germain Tremblay si ce dernier est reconnu coupable. Le tout est laissé à l’analyse du juge en fonction des circonstances exactes des événements. 

Dans le présent dossier, le nombre de victimes alléguées constitue un obstacle de taille pour l’avocat dans la défense de son client.

Interrogé à savoir si d’autres victimes pourraient s’ajouter à celles déjà rencontrées par les enquêteurs de la Sûreté du Québec, le criminaliste Charles Cantin a préféré ne pas répondre. L’enquête a duré plusieurs mois.