Frédéric Harvey est sorti du fourgon cellulaire en y allant de ce geste lorsqu’il a aperçu le photographe du Progrès.

18 mois pour un «Robin des Bois»

Le Jonquiérois Frédéric Harvey écope d’une sentence de 18 mois d’emprisonnement ferme pour une série d’introductions par effraction, de vols et de recel de cuivre d’une valeur de 25 000 $.

Le client de Me Julien Boulianne a réglé ses nombreux dossiers devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, jeudi après-midi.

Harvey, un homme au début de la vingtaine, a aussi reconnu sa culpabilité aux chefs d’accusation de possession de stupéfiants, de possession dans le but d’en faire le trafic et de nombreux bris de condition.

Le magistrat a entériné la suggestion commune de la Couronne et de la défense. Au final, il a tenu compte de la détention préventive de trois mois de Harvey, qu’il a retranchée à la peine imposée de 18 mois.

Les mésaventures d’Harvey ont débuté le 30 mai 2017, après qu’il se soit rendu au kilomètre 35 de la ZEC Onatchiway.

Il aurait voulu alors agir en genre de «Robin des Bois» des temps modernes en voulant venir en aide à une amie en détresse financière. Il a en quelque sorte volé des gens mieux nantis pour soutenir son amie en difficulté. 

Harvey apprend que la jeune fille a d’importantes dettes de drogue. En compagnie de trois complices, il décide de se rendre dans des chalets de la ZEC afin d’y dérober trois véhicules tout-terrain (deux quatre roues et un trois roues), une génératrice et un fendeur à bois. Le tout d’une valeur d’environ 13 000 $.

Les quatre cambrioleurs quittent les lieux à bord des véhicules dérobés. Ils passent la barrière de la ZEC et sont aperçus par le gardien. Mais l’un des véhicules prend feu.

Harvey et ses complices ne sont pas arrêtés immédiatement. Ils avaient réussi à s’éclipser.

Quelques mois plus tard, le 5 octobre, Harvey est intercepté par les policiers dans le secteur d’Alma. Les patrouilleurs découvrent du cuivre d’une valeur de 25 000 $, du matériel dérobé dans une entreprise de la municipalité de Larouche.

Harvey est remis en liberté sous promesse de comparaître. Mais il ne restera pas chez lui les bras croisés bien longtemps.

Le 8 novembre, il est arrêté une autre fois, cette fois par hasard, par les agents pour une introduction par effraction et un vol d’un VTT.

Le lendemain, 9 novembre, la SQ obtient un mandat pour perquisitionner au domicile d’Harvey. Ils découvrent des objets qui avaient été volés le 7 novembre au même domicile que le vol du VTT du 8 novembre. Les policiers saisissent aussi 40 grammes de cannabis et un comprimé de métamphétamines.

Dans le but de ramener le jeune contrevenant sur le droit chemin, Me Boulianne parvient à obtenir sa remise en liberté en retour d’un séjour dans une maison de thérapie.

« Il y est entré le 27 novembre et en a été expulsé le 8 janvier. Il est incarcéré depuis ce temps », a précisé Me Boulianne.