Les agents gouvernementaux ont mené une perquisition le 29 juin 2016 et ont alors saisi plusieurs documents dans les bureaux du commerce du boulevard Saguenay, à Chicoutimi.

105 000$ d'amende pour Chocolats Lulu et Colin Tremblay

Les Chocolats Lulu et son actionnaire minoritaire, Colin Tremblay, sont condamnés à plus de 105 000 $ d'amendes à payer à Revenu Québec et Revenu Canada pour avoir éludé des montants de taxes entre le 1er janvier 2013 et le 31 août 2014.
Les deux accusés ont enregistré des plaidoyers de culpabilité avant de soumettre une suggestion commune au juge Réjean Bédard.
Les agents gouvernementaux ont mené une perquisition le 29 juin 2016 et ont alors saisi plusieurs documents dans les bureaux du commerce du boulevard Saguenay, à Chicoutimi.
À la suite de leur enquête, les fonctionnaires ont retenu 616 fausses inscriptions en lien avec le gouvernement fédéral et 20 fausses déclarations liées aux taxes provinciales. Au total, la compagnie et Colin Tremblay ont éludé 31 838 $ de taxes au gouvernement provincial et 16 245 $ au gouvernement fédéral.
Les amendes sont de 8122,98 $ pour les deux accusés au fédéral, alors que les Chocolats Lulu doivent payer 41 449,27 $ au gouvernement du Québec. Colin Tremblay doit remettre un montant de 41 778,43 $ au provincial, pour un total de 99 473,66 $ d'amendes. En ajoutant les frais, les amendes s'élèvent à 105 333,15 $.
Les parties ont 36 mois pour rembourser les deux gouvernements.
« L'important pour nous était de s'assurer de la reconnaissance des faits et de l'importance du respect des lois fiscales. Les 47 000 $ éludés n'ont pas été versés à l'État pour assurer les services publics. Nous avons souligné la collaboration de l'entreprise et c'est l'une des raisons qui fait que nous avons pu régler rapidement le dossier », a noté Geneviève Laurier, porte-parole de Revenu Québec.
Le délai de 36 mois a été accepté, car il y a très peu de risque de récidive de la part de l'entreprise.
Du côté de la défense, Me Estelle Tremblay estime que la compagnie était prête à reconnaître sa responsabilité morale.
« La compagnie a payé tous les impôts réclamés (capital, intérêts, frais et pénalités) et aujourd'hui elle a reconnu sa culpabilité morale, car c'était le geste de l'un des trois actionnaires. Nous avons démontré au gouvernement qu'il n'y avait pas de risque de récidive. Il fallait démontrer que l'entreprise puisse survivre au bénéfice de ses 38 employés et qu'elle demeure un fleuron de la région », note Me Tremblay.