100$ pour un vol de 10$

Nathan-Benoit Anctil-Potvin devra faire un don de 100 $ à l’homme à qui il a dérobé un coupon d’une machine à sous où il a pu mettre la main sur la simple somme de 10,40 $.

L’individu de 35 ans a plaidé coupable, lundi, à une accusation de vol simple. Il a en revanche été acquitté d’une grave accusation de complicité pour des voies de fait armées. Me Karen Inkel, de la Couronne, a confirmé ne pas avoir de preuves à offrir au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, pour expliquer sa décision.

Les événements reprochés au client de Me Julien Boulianne remontent au 19 août 2018 à l’Hippoclub de Jonquière. Anctil-Potvin s’y est présenté en compagnie de Jonathan Miousse. Ce dernier a reconnu un individu qui jouait à une machine à sous.

Frustré de savoir que cette personne se trouvait un peu trop souvent à proximité de son amie de cœur, Miousse a pris un tabouret de bar et a frappé l’homme derrière la tête.

Anctil-Potvin avait été initialement accusé de complicité pour ces voies de fait, mais il n’a pu être démontré qu’il avait un lien avec cette histoire.

« Cependant, l’accusé a pris le coupon qui se trouvait sur la machine à sous. Il l’a trouvé après que la victime ait été transportée à l’hôpital. Il est allé le faire valider et a pu retirer la somme de 10,40 $, soit la valeur du coupon », a mentionné Me Inkel.

Les deux procureurs se sont entendus pour que Anctil-Potvin fasse un don de 100 $ à la victime à titre de compensation.

« La victime est ici ce matin. Elle est en accord avec la suggestion commune, d’autant plus qu’elle ne comprend pas vraiment pourquoi M. Anctil-Potvin a été accusé dans cette histoire », a expliqué la procureure de la Couronne.

Le client de Me Boulianne se trouvera sous probation pour une période de six mois et ne pourra importuner ou entrer en contact avec la victime.

Jonathan Miousse est accusé de voies de fait graves. L’individu de 37 ans, dont les intérêts sont aussi représentés par Me Boulianne, se trouve en liberté en attendant la suite des procédures judiciaires.