Selon la présidente de l’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour, il existe un réel esprit de collaboration entre les élus, peu importe le district qu’ils représentent.

Julie Dufour réfute les allégations de Pettersen

La présidente de l’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour, réfute les allégations du conseiller Marc Pettersen voulant qu’il existe une coalition d’élus jonquiérois qui s’est donné pour mission de bloquer systématiquement les projets de l’arrondissement de Chicoutimi, dont le projet de l’amphithéâtre + sur la zone ferroviaire.

Réagissant à la sortie médiatique de Pettersen publiée jeudi dans Le Quotidien, Mme Dufour affirme ne pas comprendre les accusations portées puisqu’il existe un réel esprit de collaboration entre les élus, peu importe le district qu’ils représentent. « Ce matin (jeudi), comme présidente d’arrondissement, j’étais dans l’incompréhension totale et je me demandais ce qu’on a refusé à Chicoutimi. M. Pettersen nous a parlé de réaliser une étude origine-destination pour le pont de Chicoutimi. On était tous d’accord avec ce projet », affirme-t-elle.

Elle ne cache pas qu’il y a parfois des débats vigoureux sur certains sujets, mais que depuis l’entrée en fonction du nouveau conseil, sur 150 projets, un seul a été bloqué.

Interrogée sur la perception voulant que Jonquière bloque les projets chicoutimiens, Mme Dufour affirme que Jonquière compte parmi ses conseillers des personnes ayant une certaine expérience axée sur la revendication ou les relations avec les médias en citant Jean-Marc Crevier, Michel Thifault ou Jonathan Tremblay.

En ce qui a trait au dossier de l’amphithéâtre, Mme Dufour nie que les élus jonquiérois soient systématiquement contre le projet, mais elle croit qu’il faut prendre le temps de bien analyser le dossier depuis ses débuts.

Effectuant la genèse du dossier, Mme Dufour rappelle que le tout a débuté en janvier 2017 par un rapport d’ingénieurs mettant en doute la capacité de la toiture du Centre Georges-Vézina qui a entraîné sa fermeture temporaire. Très rapidement est apparue l’idée de construire un amphithéâtre tout neuf sur la zone ferroviaire, le tout « moussé par le lobby » de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Elle ajoute que c’est dans cette mouvance que le conseil a décidé d’aller de l’avant avec la réalisation d’une étude géotechnique visant à analyser le terrain de la zone ferroviaire. La fin de la vie utile de l’autogare de la rue du Havre s’est ajoutée pour en arriver à conclure qu’il fallait construire un amphithéâtre intégré.

« C’était une solution à un problème qui n’existe plus puisque le Centre Georges-Vézina a été réparé et à court terme, ce n’est plus une urgence », déclare-t-elle.

Mme Dufour se dit prête à travailler avec ses collègues chicoutimiens et baieriverains pour un projet sur la zone ferroviaire qui sera appuyé par la population, peu importe qu’il s’agisse d’un amphithéâtre, d’un immeuble à caractère culturel ou de condominiums. « Le problème du stationnement, il faut le régler le plus rapidement possible. C’est la priorité numéro un. On va travailler tous ensemble pour un projet qui proviendra de la base. »

Selon elle, le contexte politique est en train de changer avec un nouveau gouvernement de la CAQ qui serait peut-être plus enclin à financer des projets de stationnements avec de nouveaux programmes.

Elle conclut qu’il existe une réelle volonté du conseil municipal d’aider tous les élus et leurs citoyens à réaliser leurs projets.

La Baie

Du côté de La Baie, le conseiller Martin Harvey, qui ne s’est pas prononcé sur le projet d’amphithéâtre, regarde avec un œil détaché le débat entre les conseillers jonquiérois et chicoutimiens. Selon lui, le fonctionnement du conseil municipal fait place à davantage de transparence et de débat que dans le passé. Il ne voit rien de négatif à ce que des élus puissent se « colletailler dans les coins de patinoire » pour défendre le point de vue de leur arrondissement.

Selon lui, le plus important est qu’à travers ces débats, tous les élus travaillent main dans la main à l’avancement de la ville.