Julie Dufour déplore que certains médias diffusent des informations n’ayant aucun fondement basé sur une expertise solide alors que les élus, membres de la Commission des sports et autres conseillers jonquiérois n’ont reçu aucune information ou présentation sur l’état de la situation.

Julie Dufour déplore les spéculations sur le projet de centre multisport

La présidente de l’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour, soutient que les informations qui circulent au sujet des coûts de construction et des problèmes de terrain du futur centre multisport ne sont que pures spéculations, puisque les travaux d’expertise ne sont pas terminés.

En entrevue avec Le Progrès pour faire le point sur l’état du dossier, Mme Dufour déplore que certains médias diffusent des informations n’ayant aucun fondement basé sur une expertise solide alors que les élus, membres de la Commission des sports et autres conseillers jonquiérois n’ont reçu aucune information ou présentation sur l’état de la situation.

Ceci étant dit, Julie Dufour ajoute que lors de l’achat du terrain, des analyses géotechniques ont révélé qu’il y aurait présence d’un milieu humide. Selon les informations qu’on lui a transmises, ce milieu humide représenterait un avantage puisqu’il permettrait d’éviter l’aménagement d’un bassin de captation des eaux de pluie comme cela a été le cas lors de l’asphaltage du stationnement du Centre Georges-Vézina.

L’autre constat réalisé sur place a permis de voir que la nappe phréatique serait plus haute que prévu. Mme Dufour affirme que des travaux de préparation de terrain ont eu lieu à une certaine époque puisqu’une quincaillerie devait être construite dans ce secteur. « Il y aurait du remblayage supplémentaire à faire. Est-ce qu’il faut mettre six pouces ou quatre pieds de remblai ? Les études ne sont pas terminées, mais il n’y a pas de surprises rocambolesques », affirme-t-elle.

Compte tenu de l’état de connaissances du terrain, Mme Dufour n’est pas en mesure d’affirmer que le futur bâtiment coûtera 20 M $ ou plus. « Je peux rassurer les gens du centre multisport que le coût va demeurer dans les ordres de prix avancés. Il y a possibilité de subventions supplémentaires de 2,5 M $. C’est évident que si on arrive avec un projet de 75 M $ , on n’ira pas de l’avant. Si c’est plus de 20 M $, on prendra les décisions ensemble. Il est trop tôt pour s’énerver le pompon. »

Elle affirme que l’option de construire dans le même secteur est valable puisqu’il s’agit d’un bon terrain, mais qu’il est nécessaire d’attendre les résultats d’expertise.

Mme Dufour conclut en affirmant que l’époque où les dossiers municipaux étaient développés en catimini est terminée, mais qu’il faut laisser du temps aux gens pour travailler. Son intérêt est de dresser une reddition de compte tout en se disant « consciente que certains voudraient la faire passer pour une niaiseuse ou une innocente pour avoir acquis le terrain ».