Journée portes ouvertes virtuelle à l’UQAC: un succès qui fait réfléchir

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
C’était samedi, jour de portes ouvertes à l’UQAC. La plateforme virtuelle déployée pour l’occasion, COVID-19 oblige, a permis de rejoindre plus de 300 participants en une seule matinée. Des chiffres qui amènent l’établissement à envisager la possibilité d’une formule hybride pour les années à venir.

Le présentiel vient avec des contraintes qui ne s’appliquent pas au virtuel, celle de la distance par exemple, alors que l’évènement de cette année permet de passer outre les frontières et de rejoindre des gens à l’international, en plus de mettre en valeur des programmes qui se donnent à l’extérieur du campus de Saguenay.

« On ne fera plus jamais les choses comme avant », lance d’emblée Marie-Karlynn Laflamme, directrice du Service des communications et des relations publiques de l’Université. Quelque part dans une ère post-pandémie, et dans le meilleur des deux mondes, de telles journées comprendront deux volets à l’UQAC, assure-t-elle.

Un avant-midi occupé

Samedi, quelques heures seulement après l’ouverture, 301 personnes avaient franchi les portes virtuelles, 200 avaient participé à des présentations de programme et à des ateliers. La moyenne de temps passé sur le site oscillant dans les deux heures.

« Je pense que ça a démontré qu’on avait vraiment avantage à regrouper l’ensemble de nos publics cibles dans une seule et même activité. Et en même temps, dès qu’on va le pouvoir, c’est sûr qu’on va aussi faire des choses sur place en ouvrant nos portes, parce qu’il n’y a rien de mieux que de vivre le milieu universitaire », souligne Mme Laflamme.

Aperçu de la plateforme virtuelle déployée par l’UQAC.

Ceux qui prennent part à l’activité de cette année profitent d’une expérience similaire à celle offerte aux participants des années antérieures. Malgré la distance, ils peuvent voir des étudiants actuels partager leur expérience universitaire, entendre des responsables de programmes détailler les 200 offerts par l’Université, et se promener à travers les allées de kiosques.

Des allées virtuelles évidemment, mais à travers lesquelles il est facile de naviguer par le biais de la plateforme de l’UQAC. Développée par l’entreprise québécoise Umanize, celle-ci a permis à l’institution d’adapter l’évènement au contexte, sans toutefois compromettre son identité première.

Les sceptiques confondus

Parmi les sceptiques à confondre en vue de cette première édition virtuelle, il y avait l’Université.

« Nous même on était à convaincre. À l’UQAC, notre carte de visite, c’est la proximité, explique Marie-Karlynn Laflamme. On aime ça rencontrer les étudiants dans de petits groupes, avoir un contact avec eux. Maintenant, force est de constater qu’on est quand même capable de garder cette carte de visite là malgré le fait qu’on doit être complètement en virtuel cette année. »

La journée portes ouvertes se poursuivait jusqu’à 16h, mais les 300 personnes rejointes, avant même le début de l’après-midi, représentent une amélioration par rapport aux 200 que l’évènement réussit à attirer en moyenne, chaque année.

« On est capables de rejoindre les étudiants partout sur la planète, alors ça fait la différence aussi en termes de visites. On voit pas mal de participants internationaux passer, pas mal d’étudiants du Saguenay-Lac-Saint-Jean et du Québec aussi. C’est un beau mixte », termine Mme Laflamme.