Journalisme: l’entente entre Ottawa et Jonquière officialisée

L’entente entre l’Université d’Ottawa et le Cégep de Jonquière est officialisée. Dès septembre, les diplômés en Art et technologie des médias pourront compléter un baccalauréat spécialisé en journalisme numérique en seulement deux ans.

Le doyen de la Faculté des arts de l’Université d’Ottawa, Kevin Kee, ainsi que le professeur du Baccalauréat en journalisme numérique de l’endroit, Marc-François Bernier, ont fait le trajet jusqu’à Jonquière, mercredi, afin de procéder à la signature du protocole d’entente qui lie les deux établissements.

« Les démarches ont été amorcées il y a deux ans par le professeur Marc-François Bernier. Il a mené le projet et la réputation du Cégep de Jonquière est tellement forte qu’on a décidé de poursuivre et on a réussi », s’est réjoui le doyen de la Faculté des arts de l’Université d’Ottawa.

Dès l’automne, les finissants du Cégep de Jonquière ayant diplômé depuis 2016 du programme Techniques de communication dans les médias, option journalisme, pourront poursuivre leur cheminement à l’Université d’Ottawa. Ils recevront 60 crédits en équivalence sur un total de 120, ce qui leur permettra de compléter leur formation universitaire en deux ans seulement.

Le doyen de la Faculté des arts de l’Université d’Ottawa, Kevin Kee, et le directeur général du Cégep de Jonquière, Raynald Thibeault, ont procédé à la signature officielle du protocole d’entente permettant aux diplômés en Art et technologie des médias de compléter un baccalauréat spécialisé en journalisme numérique à Ottawa en seulement deux ans.

« Normalement, le baccalauréat est de quatre ans, mais le Cégep de Jonquière est tellement fort qu’on va accueillir les étudiants et ils vont étudier pour seulement deux ans dans notre programme et ils vont recevoir un bac », explique M. Kee, qui souligne que ce type d’entente est plutôt rare. « Ça prend un très fort cégep, comme le Cégep de Jonquière. C’est pourquoi on a voulu entrer en partenariat avec eux. Cette entente nous permettra d’offrir une chance unique aux futurs journalistes francophones de profiter des avantages d’une université bilingue à Ottawa. Ils auront l’occasion de plonger au cœur de l’actualité et du journalisme politique sur la scène nationale et de profiter de la proximité de nombreux médias nationaux et internationaux, de la colline Parlementaire, de la Cour suprême du Canada, des ambassades et de nombreux organismes culturels et artistiques », explique le représentant de l’université qui compte 43 000 étudiants.

Raynald Thibeault, directeur général du Cégep de Jonquière, est lui aussi plus que satisfait du protocole d’entente.

« Dans ce type d’entente, il y a plusieurs modalités à faire valoir, notamment ce qui peut être reconnu. On en est venu à une entente que je me permets de qualifier d’historique parce qu’elle est drôlement intéressante pour les étudiants. En reconnaissant deux années universitaires, cette entente démontre une fois de plus l’expertise du Cégep de Jonquière et de ses programmes en Art et technologie des médias. Elle vient confirmer le rôle majeur que nous jouons dans la formation des futurs journalistes depuis plus de 50 ans grâce à des cours qui correspondent exactement à ce que le marché du travail requiert, estime-t-il. C’est à la fois une belle reconnaissance du personnel, une belle reconnaissance pour ATM et pour le Cégep de Jonquière. »

Raynald Thibeault croit également que cette entente peut ouvrir la porte à d’autres projets de partenariat.

« On est en communication avec des établissements de la France pour d’autres partenariats. Quand ils voient que le milieu universitaire reconnaît l’expertise et l’excellence de nos professeurs et de nos équipements, ça devient drôlement intéressant et plus facile pour tout le reste. »

Le directeur ne ferme pas non plus la porte à d’autres partenariats avec des universités québécoises, notamment l’UQAC.

« Les portes restent ouvertes pour tous les partenariats, autant avec l’UQAC que d’autres universités, parce que ce qui est important, c’est le bien-être de nos élèves et c’est de leur ouvrir le plus de portes possible », conclut Raynald Thibeault.