La personnalité du mois, Josée Simard, est la première personne de la région à être reçue dans l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec.

Josée Simard, une directrice passionnée par l'éducation

Josée Simard a parcouru beaucoup de chemin avant d’avoir cette nomination. À ses débuts professionnels, la femme de Saguenay était enseignante. « Dès mon jeune âge, je jouais souvent à l’école. Je me disais que je voulais changer les choses », a mentionné la directrice lors de son entrevue avec Le Progrès.

Josée Simard a enseigné à Toronto, mais est rapidement revenue au bercail pour être suppléante dans différentes écoles de la région. Devoir attendre les appels ne semble pas l’avoir dérangé. « C’est une expérience qui forge la personnalité de devoir aller dans différentes écoles et de côtoyer des enfants de tous les milieux. Ça fait de l’expérience et ça m’a permis de rencontrer de belles personnes », a expliqué Mme Simard.

Le métier d’enseignante l’a passionné pendant près de 12 ans. « J’étais extrême un peu, j’aimais soit la maternelle, ou la sixième année. En maternelle, je me disais que je pouvais aider à bien partir les enfants. Ils ont une certaine naïveté, je pouvais leur enseigner plein de choses. En sixième année, ce que j’appréciais, c’est qu’il y avait de grandes difficultés. Je pouvais travailler leur estime de soi pour leur entrée au secondaire, pour qu’ils soient bien préparés. »

Poste à la direction
« J’ai hésité longtemps à prendre un poste à la direction parce que j’aimais ce que je faisais », de confier Josée Simard.

En acceptant l’offre, elle espérait faire rayonner son influence davantage et, avec l’aide d’une équipe, aider les jeunes encore plus. Le contact avec les autres est ce qui fait qu’elle ne regrette pas son choix. « J’ai la chance de côtoyer les personnes de l’école, les 60 membres du personnel, les parents, mais aussi les enfants qui sont des richesses parce qu’ils sont tous uniques, chacun d’eux », a révélé la directrice.

Josée Simard n’est pas à l’image d’une directrice qui passe la journée dans son bureau. Malgré les nombreuses responsabilités financières, humaines et pédagogiques, il est essentiel pour la directrice de passer du temps avec les jeunes. « On offre même comme récompense de venir manger dans mon bureau », a-t-elle raconté. Avec un système de collectes d’étoiles basé sur des objectifs, la récompense la plus chère est de passer du temps avec la directrice. « Ça me surprend toujours de voir des élèves garder toutes leurs étoiles pour ça, mais c’est toujours plaisant, on fait des jeux et des activités », a mentionné l’ancienne enseignante.

Pour les prochaines années, la directrice souhaite simplement demeurer aussi passionnée par son métier. « Mon objectif est de poursuivre mon travail et mon engagement avec les jeunes. Je veux travailler encore avec l’équipe. Le plus important, c’est de toujours avoir en tête que la mission, c’est pour l’élève », de rappeler la lauréate de l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec.

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UNE SURPRISE ÉMOUVANTE

Une surprise qui fait du bien, pour Josée Simard, alors qu’elle apprenait qu’elle a été accueillie au sein de l’Ordre de l’excellence de l’éducation du Québec. La directrice a appris la nouvelle alors qu’elle vivait un deuil.

Ce sont les membres du personnel de l’école Saint-Jean-Baptisme qui ont envoyé la candidature de leur directrice en secret. Quel étonnement a senti Josée Simard, lorsqu’elle a reçu un message électronique, lui apprenant qu’elle avait été choisie parmi les 130 candidatures.

Josée Simard est la première personne de la région à être reçue dans l’Ordre, et pour elle, c’est un double hommage. « Être sélectionnée par mes collègues et ensuite être choisie par le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx et la ministre de l’Éducation supérieure Hélène David, ça m’a énormément touché », a confié la directrice.

La directrice a pris soin de remercier son équipe, sans qui elle n’aurait pas pu avoir cette mention. « Une direction qui est seule dans une école, ce n’est pas grand-chose. Cette reconnaissance-là, elle est partagée avec mon équipe », a-t-elle exprimé.

L’objectif de cette distinction est de reconnaître les personnes de toute la province qui contribuent à faire une différence dans leur milieu et qui participent au développement des jeunes. « Ma récompense, c’est quand j’entends que je fais la différence. Il y a souvent des enfants qui viennent me voir après des années et qui me disent que j’ai eu un impact. C’est ça, ma paie », a-t-elle expliqué.