Au cours des prochaines semaines, la chef de l'ERD et candidate à la mairie de Saguenay, Josée Néron, cumulera les rendez-vous, les rencontres avec les citoyens et participera à divers événements.

Josée Néron: se nourrir au contact des citoyens

À trois mois des élections municipales, qui auront lieu le 5 novembre prochain, les candidats à la mairie de Saguenay sont très actifs sur le terrain. Le Progrès a rencontré Josée Néron, Jean-Pierre Blackburn, Jacques Fortin et Arthur Gobeil au cours des derniers jours afin de savoir où en est rendue leur campagne électorale.
Le printemps et l'été 2017 n'auront pas été de tout repos pour Josée Néron, chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) et aspirante à la mairie de Saguenay. Elle travaille intensément sur le terrain depuis plusieurs jours pour rencontrer le plus de citoyens et représentants d'organismes possible, une façon pour elle de puiser une énergie nouvelle.
De retour d'une courte période de vacances estivales, Mme Néron n'hésite pas à nous exhiber les cases de son agenda personnel surchargé de rendez-vous, rencontres avec des citoyens, participations prévues à des activités populaires de toutes sortes. Il est question ici d'une vingtaine d'activités par semaine étalées de 7h30 le matin jusqu'à 21h30 en soirée. « J'ai 15 candidats autour de moi qui sont super impliqués et qui font leur porte-à-porte. Lorsque les gens m'interpellent, je m'organise pour aller à leur rencontre et les aider. C'est intense », avoue-t-elle.
Selon elle, une élection municipale ne se prépare pas six mois à l'avance, mais plutôt sur plusieurs années. «Nous sommes un parti sérieux qui a présenté un programme intégral au printemps en plus du livre blanc sur la gouvernance municipale. Nous sommes très fiers de notre programme et le travail consiste maintenant à le faire connaître et c'est ce qu'on fait actuellement ».
Selon elle, les citoyens sont à même de constater que le travail accompli par l'opposition autour de la table du conseil municipal a fait bouger les choses depuis trois ans, des actions que tentent de récupérer les adversaires en faisant croire qu'il n'a été question que de chialage sans impacts positifs. «Les citoyens nous disent qu'on a fait un excellent travail. On a démontré que nous sommes structurés. Des représentants d'organismes sont venus nous voir pour nous dire qu'ils sont contents de voir des modifications au mode de fonctionnement de la ville. Depuis trois ans, notre travail était de pousser la réflexion plus loin pour faire mieux comprendre les choix de la ville, tout ça dans le respect des personnes ».
Jusqu'en novembre prochain, Mme Néron se donne comme mandat de faire comprendre à la population que Saguenay a besoin d'un plan stratégique de développement pour la faire avancer, en fixant des objectifs. « Sous l'administration Tremblay, il n'y a jamais eu de programme d'exposé à la population, pas de constat de situation, ni aucun engagement. On se contente de présenter des projets à la pièce », affirme-t-elle.
«Une administration sérieuse se doit non seulement de fixer des objectifs, mais aussi de rendre des comptes sur ses actions, d'améliorer les indicateurs de performance et d'administrer sainement la ville».
Pour y arriver, Mme Néron propose de ramener les pouvoirs entre les mains de l'ensemble des conseillers, y compris la préparation collective du budget de la ville.
C'est avec ce discours en poche que la candidate se déplace cet été à travers tous les arrondissements pour tenter d'influencer les électeurs afin qu'ils l'aident à lui faire gravir les marches de l'Hôtel de ville jusqu'au bureau du maire le 5 novembre prochain.