La mairesse de Saguenay, Josée Néron, affirme qu’elle demeurera à la tête de Promotion Saguenay tant et aussi longtemps qu’elle le jugera nécessaire. Elle insiste sur l’importance pour les contribuables de pouvoir compter sur des élus au conseil d’administration de Promotion Saguenay.

Josée Néron reste en place

Après la transformation de Promotion Saguenay et des correctifs qui couvrent 70 % des 38 recommandations du rapport du MAMOT, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, croit qu’il est temps de passer à l’action pour appliquer les recommandations qui concernent spécifiquement Diffusion Saguenay et la Société de gestion de la Zone portuaire de Chicoutimi. Dans une première étape, Diffusion Saguenay deviendra un organisme indépendant de Promotion Saguenay. Quant à la Société de gestion de la Zone portuaire, elle a déjà cédé la gestion de tout le secteur de la marina de Shipshaw, qui est maintenant sous la gouverne de l’arrondissement de Jonquière.

La mairesse Josée Néron accueille favorablement le rapport du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) sur Promotion Saguenay et assure avoir déjà mis en place au moins 70 % des 38 recommandations émises par les auteurs de l’enquête.

La Ville de Saguenay va toutefois maintenir sa décision de déléguer au conseil d’administration de Promotion Saguenay des représentants élus de chacun des trois arrondissements, en plus de la mairesse, qui occupe la présidence pour le moment. Les auteurs du rapport ont émis au moins une recommandation stipulant que les élus municipaux devraient s’abstenir de siéger au conseil de Promotion Saguenay.

« Il s’agit d’une recommandation de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP). Si le gouvernement du Québec souhaite que les élus ne siègent plus à des organismes financés par les municipalités, il devra changer la Loi d’accès à l’information. Il faut au moins un élu municipal au sein d’un conseil d’organisme pour qu’il soit considéré comme paramunicipal et soumis à la loi d’accès », a expliqué la mairesse.

Elle affirme qu’il faut faire la différence entre la partisanerie, comme c’était le cas dans l’ancien conseil d’administration de Promotion Saguenay, et une présence politique. La partisanerie au sein d’un conseil d’administration cause des problèmes, alors que la mairesse croit que la présence d’élus sera bénéfique pour assurer un bon lien avec la réalité de chacun des arrondissements, en plus de veiller à la bonne gestion des fonds publics.

La mairesse entend de plus demeurer à la présidence de Promotion Saguenay tant et aussi longtemps qu’elle le jugera nécessaire, malgré les recommandations du rapport. Elle n’a donné aucune indication quant aux raisons qui vont l’amener à céder sa place, tout en demeurant membre du conseil d’administration.

La mairesse assure que le rapport fait un bon portrait de la gouvernance qui prévalait à Promotion Saguenay avant l’élection de 2017. Elle a pris connaissance de toutes les recommandations et a dressé elle-même la liste de ce qui a été modifié depuis qu’elle s’est imposée à titre de présidente, en compagnie des conseillers Jean-Marc Crevier et Michel Potvin. Aujourd’hui, assure Josée Néron, la gouvernance a été modifiée, et la situation de concentration du pouvoir entre les mains de deux individus est chose du passé.

« Promotion Saguenay n’est plus l’affaire du Père, du Fils et du Saint-Esprit », a ajouté Josée Néron, en référence au régime Tremblay-Harvey. Elle ajoute que le rapport du ministère permet aux citoyens de Saguenay de bien comprendre ce qui ne fonctionnait pas, selon les bonnes pratiques administratives, au sein des trois organismes que sont Promotion Saguenay, Diffusion Saguenay et la Société de gestion de la Zone portuaire.

Plus de transparence

Aujourd’hui, soutient la mairesse, les membres du conseil d’administration de Promotion Saguenay reçoivent tous les documents nécessaires à l’accomplissement de leur travail. Les procès-verbaux de l’organisme seront mis en ligne. Les budgets seront publics, et la Ville a récupéré un important volet de financement, qui sera soumis à l’approbation du conseil. Des mécanismes ont également été mis en place, en ce qui concerne le soutien aux entreprises et la gestion de l’octroi de contrats.

Les auteurs du rapport ont souligné les problèmes de fonctionnement du conseil d’administration. Il ont identifié des lacunes dans la procédure d’autorisation pour le dernier contrat de travail de l’ancien directeur général Ghislain Harvey. Nonobstant les problèmes de l’ancien conseil d’administration, la mairesse et les conseillers municipaux ont accepté le retour d’Éric Larouche et de Gérald Savard.

« M. Larouche a suivi le processus de sélection et représentait le secteur touristique. Gérald Savard a été délégué par une résolution de son conseil », a justifié la mairesse. Il n’est pas plus question de revenir sur la légalité du dernier contrat de Ghislain Harvey, malgré les questions du conseiller municipal Jean-Marc Crevier.

« C’est comme si la Ville avait poursuivi la Ville. On aurait payé les avocats de ceux que l’on poursuivait », croit Josée Néron, qui voulait éviter d’entreprendre un recours devant les tribunaux contre les 17 membres de l’ancien conseil d’administration.

La mairesse croit que les citoyens ont obtenu toute l’information nécessaire pour porter un jugement sur les agissements de ceux qui l’ont précédée à l’hôtel de ville et à la tête de Promotion Saguenay.