Outre l’aspect sportif, un aspect culturel et communautaire est aussi envisagé, mais la mairesse préfère taire les possibilités avant la sortie officielle des études de marché.

Josée Néron déterminée à aller de l’avant pour un nouvel amphithéâtre

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, ne s’inquiète pas des résultats du sondage publiés dans nos pages, mardi, concernant la construction d’un nouvel amphithéâtre. Au contraire, elle se réjouit plutôt que 44,3 % de la population soit favorable à se doter de cette infrastructure, qu’elle qualifie de moderne.

Malgré un sondage réalisé par Segma Recherche pour le compte du Quotidien et de Radio-Canada qui annonçait une population mitigée envers l’amphithéâtre de Mme Néron, la mairesse est déterminée à aller de l’avant avec son projet. « Parmi le 53,1 % des gens qui s’opposent à la construction, ils attendent probablement de voir de quoi aura l’air le projet. Les études sont en cours et je suis confiante qu’ils changeront d’idée au moment venu », soutient-elle, au cours d’une entrevue téléphonique.

Lesdites études pourront permettre de connaître les coûts précis de construction, donner une idée de l’allure du bâtiment, mais aussi d’en apprendre davantage sur la caractérisation du sol de la zone portuaire, emplacement choisi pour l’éventuel amphithéâtre. 

Autrefois, l’emplacement des infrastructures d’envergure était stratégiquement choisi pour se trouver près des autoroutes ou à l’écart du centre-ville, mais Mme Néron a tenu à rectifier que maintenant, il a été prouvé que c’était contraire à la revitalisation majeure souhaitée pour la ville de Saguenay. 

« Le monde attire le monde. Le fait d’établir une infrastructure comme le nouvel amphithéâtre au centre-ville facilitera l’interaction de la population avant ou après un événement. Les gens veulent pouvoir aller manger, faire des commissions ou encore prendre un verre avant d’aller voir un spectacle et c’est ce qu’on veut leur proposer. »

Outre l’aspect sportif, un aspect culturel et communautaire est aussi envisagé, mais la mairesse préfère taire les possibilités avant la sortie officielle des études de marché.

« Les gens rattachent la construction de l’amphithéâtre au seul fait qu’il faut déménager les Saguenéens, mais c’est tellement plus que ça ! » s’explique-t-elle.

Oui au bac brun

Par ailleurs, la mairesse a aussi fait part de son contentement envers la réponse positive des citoyens à propos du bac brun. Elle en a profité pour mentionner que le bac en question permettra un développement global de Saguenay et de la région, en plus de réaliser des économies substantielles.

« Certains disent que la robotisation aurait été plus économique, mais après avoir fait plusieurs exercices de consultation, c’est tout le contraire des économies que nous aurons. Les ajouts de coûts divers, comme le contrat d’entretien particulièrement onéreux par exemple, font en sorte qu’il nous aurait été impossible de travailler avec des gens de la région. Donc le choix de ne pas automatiser les récoltes de matières résiduelles n’est pas une question de risque, mais bien une question de développement. »

Le sondage réalisé par Segma Recherche pour le compte de Radio-Canada et du Quotidien avait révélé que près de six citoyens sur dix étaient en accord avec la décision de Saguenay d’opter pour le bac brun. La question ne faisait toutefois pas référence à l’automatisation du bac vert actuel.