La chef de l’ERD domine largement ses adversaires à Chicoutimi avec 45,6 %.

Josée Néron accentue son avance

Josée Néron a grimpé une marche de plus vers l’hôtel de ville de Saguenay. C’est ce que révèle le deuxième sondage réalisé par Segma recherche pour le compte du Quotidien et KYK 95,7 Radio X. La chef de l’ERD a profité du dernier mois pour creuser son avance sur son principal adversaire Jean-Pierre Blackburn bien au-delà de la marge d’erreur de 3,9 %, mais l’électorat est encore volatil et risque toujours de changer d’idée, ce qui empêche le président de Segma recherche, Raynald Harvey, de prédire un vainqueur.

Si l’élection avait eu lieu entre le 27 et le 31 octobre, Mme Néron aurait obtenu 41,2 % des voix, près de 10 % de plus que son plus proche adversaire Jean-Pierre Blackburn (31,9 %) après répartition des 16,9 % d’indécis. Pour la chef de l’Équipe du renouveau démocratique, il s’agit d’une progression de 3,9 % par rapport au sondage du 3 octobre tandis que M. Blackburn fait du surplace, avec une légère baisse de 0,2 %.

Lors de ce premier sondage, le chef du Parti des citoyens de Saguenay, Dominic Gagnon, venait tout juste de se jeter dans la mêlée et s’était retrouvé au coude à coude avec le candidat indépendant Arthur Gobeil à 15,3 %. Après un mois de campagne, M. Gagnon a perdu 6,1 % d’appuis pour se retrouver à 9,2 % des intentions de vote alors que M. Gobeil a gagné 2,5 % pour grimper en troisième place à 17,8 %.

Sans la répartition des indécis, Josée Néron obtient plus du tiers des voix à 34,3 % alors qu’elle en avait 32,2 % le 3 octobre, M. Blackburn recule légèrement à 26,5 % contre 27,6 % il y a un mois, Arthur Gobeil obtient 14,8 % et Dominic Gagnon 7,6 % alors que les deux étaient à 13,2 % au début du mois. À noter que le nombre d’indécis a augmenté par rapport au premier sondage, puisque 13,9 % des électeurs entraient dans cette catégorie contre 16,9 % actuellement ; mais cet écart, il faut le rappeler, se situe dans la marge d’erreur de 3,9 %.

Gains à Jonquière

La chef de l’ERD domine largement ses adversaires à Chicoutimi avec 45,6 %, mais c’est surtout sa progression dans le fief de Jean-Pierre Blackburn qui, selon Raynald Harvey, explique cette augmentation de l’écart.

En effet, elle est allée chercher 12,4 % de plus dans Jonquière au cours du dernier mois alors que M. Blackburn, qui obtenait 47,6 % d’appuis le 3 octobre dans sa ville d’origine, score maintenant à 42,2 %. Elle y devance même M. Blackburn par 0,6 %, un chiffre qui n’a cependant pas une grande signification étant donné que la marge d’erreur, dans cet arrondissement, est de +-6,3 %.

Comme lors du premier sondage, Arthur Gobeil est très populaire à La Baie et il y a fait un bond spectaculaire au cours du dernier mois, passant de 38,8 à 57,1 % pour reléguer Dominic Gganon au dernier rang du sondage. Malheureusement pour M. Gobeil, c’est l’arrondissement le moins populeux. 

Volatilité

Outre le taux des indécis, l’autre variable qui peut influencer les résultats dimanche est la volatilité du vote, car presque la moitié des répondants (44 %) affirment qu’ils peuvent encore changer d’idée d’ici là. La candidate en tête a quand même une bonne nouvelle, puisque ses appuis sont beaucoup plus fermes que ceux de son principal adversaire Jean-Pierre Blackburn. En effet, seulement 34 % de ceux qui ont tendance à voter pour elle disent pouvoir encore changer d’idée, chiffre qui grimpe à 53 % pour ceux qui appuient Jean-Pierre Blackburn. 48 % des partisans de Dominic Gagnon disent pouvoir encore changer d’idée et 47 % chez ceux d’Arthur Gobeil.

Les analystes du sondage ont demandé aux gens s’ils avaient déjà voté ou s’ils étaient certains d’aller voter. En recoupant ces résultats avec les intentions de vote, le résultat de Josée Néron passe de 41,2 à 45,8 %, celui de Jean-Pierre Blackburn glisse de 31,9 à 28,3 %, Arthur Gobeil passe de 17,8 à 19,1 % et Dominic Gagnon glisse encore plus de 9,2 à 6,8 %.

En d’autres termes, les électeurs favorables à Josée Néron et Arthur Gobeil sont plus déterminés à aller voter que les partisans de MM. Blackburn et Gagnon. S’ils veulent conserver des chances, ces derniers doivent donc mettre leur équipe à l’oeuvre pour faire sortir le vote.