Johanne Allard occupait le poste de directrice générale par intérim depuis le mois d’août.

Johanne Allard DG de la CSRS pour cinq ans

La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) a confirmé Johanne Allard dans ses fonctions de directrice générale (DG). Nommée par intérim en août dernier, celle qui est à l’emploi de la commission scolaire depuis plus de 30 ans a signé un contrat de cinq ans. Pendant ce temps, le procès de l’ex-directrice générale Chantale Cyr se poursuit devant le Tribunal administratif du Québec.

La résolution a été entérinée lors de la séance du conseil des commissaires de la CSRS, mardi soir.

Les commissaires avaient le choix de présenter un contrat d’une durée indéterminée à Mme Allard. Ils ont plutôt choisi un contrat fixe de cinq ans. Cette dernière pourra quitter si elle le souhaite, mais si jamais la CSRS souhaite se départir de ses services, elle devra lui payer la durée totale de l’entente. « On veut avoir de la stabilité et on veut que le personnel se sente bien, a expliqué la présidente de la commission scolaire, Liz S. Gagné. Les employés ont accueilli la nomination de Mme Allard avec enthousiasme. Il faut absolument revenir à une stabilité. On va maintenant attendre de voir ce qui va se passer en cour. »

Au procès de Chantale Cyr, l’avocat de l’ex-directrice général, Éric Le Bel, demande la réintégration de sa cliente à son poste de DG. Liz S. Gagné a indiqué que l’organisation ne pouvait se permettre d’y aller de spéculations. « On parle seulement d’hypothèses et on ne fonctionnera pas avec des hypothèses pour prendre des décisions, a-t-elle réagi. On va attendre d’arriver au résultat final et on prendra nos responsabilités selon la décision du juge. »

La présidente a eu de bons mots pour sa nouvelle directrice générale, louangeant son dynamisme, sa crédibilité et son grand leadership.

L’avocat de Chantale Cyr, Me Éric Le Bel, a qualifié d’irrespectueuse la décision du conseil des commissaires. Il a rappelé que le rapport du ministère de l’Éducation, complété à la suite d’une enquête commandée sur la gestion et la gouvernance de la commission scolaire, demandait de ne pas pourvoir le poste à la direction générale avant la fin des procédures judiciaires. « C’est un manque de respect pour le tribunal, parce que Liz S. Gagné sait qu’on demande la réintégration de ma cliente, a commenté Éric Le Bel. C’est un manque de respect à tout point de vue. Ça va avec tout le reste ; c’est le harcèlement qui se poursuit. »

Le procès de Chantale Cyr devant le juge Guy Roy, du Tribunal administratif du travail du Québec, reprend le 12 juin, au Palais de justice de Chicoutimi. Johanne Allard devrait faire partie des témoins entendus, tout comme Liz S. Gagné, le 4 juillet. « Si jamais le juge demande la réintégration, qu’est-ce qu’ils vont faire avec le contrat de cinq ans de Mme Allard ? Ils vont l’indemniser et lui payer cinq ans de salaire ? Est-ce que c’est une façon de bien administrer les fonds publics de la commission scolaire ? On trouve la situation totalement absurde », a conclu Me Le Bel.