Jean Tremblay n’a pas l’intention de discuter des décisions des élus de Saguenay à la condition qu’on arrête de l’écorcher chaque fois.

Jean Tremblay ne se laissera pas écorcher

L’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay, n’a pas l’intention de jouer à la belle-mère avec l’administration actuelle de Saguenay, mais si on s’acharne à lui faire des reproches, il n’hésitera pas un instant à répliquer et à protéger sa réputation.

Au cours des derniers jours, celui qui a été à la tête de Saguenay durant 20 ans a donné sa version dans le dossier du Centre Georges-Vézina, où des gens lui ont « pratiquement reproché de ne pas avoir agi avant pour assurer la sécurité des citoyens ».

Aujourd’hui, il se dit tanné d’entendre que tout est de sa faute et qu’il n’a rien fait de bon durant son séjour à la mairie, pendant, dit-il, « que la nouvelle administration de Josée Néron se pavane avec l’inauguration d’Ubisoft, notamment ».

« Je ne veux pas jouer à la belle-mère, mais si on me cherche et si on continue à me reprocher tous les problèmes, vous pouvez être certain que je vais réagir et me défendre », dit-il.

Jean Tremblay estime toujours qu’il a laissé la Ville dans un très bon état. 

« Les conventions collectives avec les employés sont réglées. Dans les états financiers de Promotion Saguenay, nous avons laissé 14,5 millions de dollars pour des projets, dont 6,9 M$ en argent comptant et 7,6 M$ en affectation pour des dossiers. Les élus peuvent faire ce qu’ils veulent avec cet argent. Mais si j’avais voulu bien paraître, j’aurais pu dépenser cet argent pour réaliser des dossiers », explique-t-il, lors d’un entretien.

Jean Tremblay n’en revient pas que les membres du nouveau conseil municipal semblent dire qu’il n’a fait que de mauvaises choses, alors qu’ils se glorifient de réalisations mises en place par l’ancienne administration.

« Je n’ai jamais vu ça. On dirait que je suis à la source de tous les problèmes. »

« Pourtant ils étaient bien contents d’inaugurer les locaux d’Ubisoft. C’est lorsque j’étais maire que nous avons réussi à attirer cette entreprise. Au printemps, ils vont inaugurer le parc de la Rivière-du-Moulin et la bibliothèque d’Arvida. Ça aussi, ç’a été fait lorsque j’étais maire. J’aurais pu procéder aux inaugurations avant l’élection, mais je n’ai rien fait en ce sens », exprime l’ancien maire.

M. Tremblay souhaite que les membres du conseil municipal de Saguenay agissent comme il l’a fait lorsqu’il a œuvré à la fusion des sept municipalités (La Baie, Shipshaw, Canton-Tremblay, Chicoutimi, Lac-Kénogami, Laterrière et Jonquière) pour ne faire qu’une grande ville.

« À la fusion, j’en ai vu de toutes les couleurs. Mais je n’ai blâmé personne. Je me suis retroussé les manches et j’ai fait avancer la Ville. Les élus n’ont qu’à faire la même chose. Ils doivent prendre leurs responsabilités », indique-t-il.

Jean Tremblay est revenu aussi sur la saga du Centre Georges-Vézina.

« Je n’ai jamais été avisé qu’il fallait le fermer. On devait enlever la neige au cas où. Pensez-vous un instant que j’aurais pris cette chance ? »

« Si j’avais été mis au courant, que je n’avais rien fait et qu’il s’était produit un accident, j’aurais pu être accusé de négligence criminelle. Ça n’a aucun sens de penser que j’aurais pu agir comme ça », spécifie-t-il.

Projets

Par ailleurs, Jean Tremblay dit avoir des projets d’avenir, mais il ne peut en parler pour le moment.

« J’aimerais être tranquille jusqu’en septembre. C’est ce que j’essaie de dire aux gens qui ont des projets pour moi. On verra », conclut-il.