L’ex-maire de Saguenay Jean Tremblay

Jean Tremblay n’a jamais été inquiet

L’ex-maire de Saguenay Jean Tremblay n’a « jamais été inquiété » par des conséquences personnelles à la suite de la perquisition de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) menée à l’hôtel de ville en septembre 2016, mais il déplore que la réputation de Saguenay puisse être « ternie » par ce genre d’enquêtes.

C’est ce qu’il a confié en entrevue téléphonique avec Le Quotidien lundi soir. Selon Radio-Canada, tout porte à croire que l’enquête de l’UPAC est conclue et qu’il n’y aura pas d’autre accusation. En juin 2016, l’ancien conseiller municipal Bernard Noël a été jugé par la Commission municipale du Québec pour avoir voyagé en France avec une subvention de Promotion Saguenay. L’UPAC n’a pas renouvelé ses mandats de perquisition et Promotion Saguenay a retiré le mandat à l’avocat qui la défendait, affirme Radio-Canada.

« Nous ne pouvons pas confirmer ni infirmer qu’une enquête est terminée, ce n’est pas dans nos façons de faire », a indiqué le porte-parole de l’UPAC Mathieu Delisle.

Lors de la perquisition, l’agenda de M. Tremblay avait notamment été saisi. « L’UPAC a été très gentille avec moi, je n’ai jamais senti que j’étais sous enquête. Mais je n’ai pas aimé ce que certaines personnes ont fait circuler par la suite », lance l’ancien maire.

Bien qu’il trouve le processus d’inspection nécessaire et qu’il ne veut « pas blâmer l’UPAC », Jean Tremblay trouve certaines enquêtes « inutiles ».

« Ce n’était pas nécessaire de faire tout un spectacle à l’hôtel de ville. On avait les documents recherchés, on aurait pu les donner calmement. Ça fait mal à la bonne réputation qu’on s’est bâtie en 20 ans. Une réputation tellement bonne que le président Donald Trump l’a soulignée à son arrivée à Bagotville, avant d’aller au Sommet du G7. »

Par ailleurs, Jean Tremblay est impatient de voir le rapport qui sera livré par le ministère des Affaires municipales au sujet de Promotion Saguenay, commandé à l’automne.