Le maire de Saguenay Jean Tremblay invite la population à soutenir financièrement les procédures devant la Cour suprême du Canada.

Jean Tremblay demande des dons

- Le maire de Saguenay Jean Tremblay invite la population à soutenir financièrement les procédures devant la Cour suprême du Canada en donnant au Fonds de Saguenay (Cour suprême).
Le site internet ville.saguenay.ca et deux lignes téléphoniques 1-855-376-3480 et 418-698-3000, postes 5225 et 1010, sont en place depuis vendredi 14h pour recueillir les dons du public.
La décision du Mouvement laïque québécois de contester la décision de la Cour d'appel du Québec, qui avait donné raison à Saguenay, aura des effets dans tout le Canada, estime le maire Tremblay qui rappelle qu'au Québec seulement, 1100 municipalités sont concernées.
Le maire de Saguenay estime que la religion catholique, même si elle n'est pas pratiquée assidûment par ses membres, fait partie de la culture québécoise, tout comme la langue.
«On a gagné notre procès en Cour d'appel et nous espérions que tout soit terminé, mais on nous annonce qu'on devra aller en Cour suprême.
«Ce n'est pas moi qui ai introduit (au conseil municipal) la prière. Elle dure 20 secondes et on l'a adaptée (à toutes les confessions). Ce n'est pas moi non plus ou le conseil qui a décidé de mettre ces objets (une statuette du Sacré-Coeur et un crucifix)», s'est défendu le maire au cours d'un point de presse tenu en matinée à l'hôtel de ville.
«Un individu qui n'habite plus ici, qui était ici depuis très peu de temps, a décidé de nous poursuivre et il a été appuyé par le Mouvement laïque québécois. Il demandait 100 000$ de dommages parce qu'il avait participé à trois ou quatre réunions. Ça l'indisposait», a rappelé le maire qui a mentionné que les efforts de négociations pour le satisfaire n'ont mené nulle part. Même le remplacement de la prière par une minute de silence a été rejeté par le plaignant au cours du procès devant le Tribunal des droits de la personne.
«On veut garder la liberté de décider si on les garde ou on les enlève. Les autres religions se tiennent.
«Quand on vient attaquer notre religion, c'est notre liberté qui est attaquée. Il faut en prendre conscience. C'est notre liberté de la pratiquer et notre culture qu'on vient attaquer.
«Quand on prend notre culture et qu'on la met dans la poubelle, on fait de l'amnésie historique».
Le maire a mentionné que de nos jours, il est accepté que quelqu'un puisse ridiculiser le crucifix, voire cracher dessus et que les gens y voient une sorte d'humour, mais que les membres des autres religions ont un tout autre respect de leurs objets religieux.
«Je respecte beaucoup les Autochtones. Allez leur demander d'enlever un symbole dans lequel ils croient. Laissez-moi vous dire que ça ne se passera pas.» Selon le maire, les Québécois semblent avoir honte de leur héritage religieux. Il ne s'agit pas d'une question de pratique assidue des rites, mais de gestes quotidiens inspirés des préceptes religieux.