Jean-François Lalonde est d'avis que le maire Jean Tremblay a davantage d'affinités avec les libéraux et croit que s'il fait le saut, ce sera avec eux.

Jean Tremblay a reçu des menaces

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a récemment reçu des menaces de mort, ce qui pourrait expliquer la présence accrue de policiers à la dernière assemblée publique du conseil municipal.
Une imposante équipe de patrouilleurs s'est rendue à la salle Pierrette-Gaudreault du mont Jacob, lundi, afin d'assurer la sécurité du magistrat et des élus.
À la suite d'un échange houleux avec un jeune citoyen, le maire Tremblay a demandé à un membre du conseil de proposer la levée de l'assemblée. L'échevin baieriverain Luc Boivin n'a pas tardé à se porter volontaire, appuyé rapidement par son collègue de Laterrière, Luc Blackburn. La réunion a donc pris fin abruptement dans la cacophonie, sans que les contribuables n'aient la chance de s'exprimer.
Invité à expliquer ce qui l'a motivé à acquiescer à la demande du premier magistrat de mettre fin aux délibérations, Luc Boivin a évoqué le climat de contestation prévalant aux réunions du conseil depuis l'élection de novembre. Celui qui siège également au comité exécutif, et qui est connu comme un proche allié de Jean Tremblay, qualifie l'ambiance des réunions mensuelles du conseil de ville d'« irrespectueuse » et d'« épeurante ».
« J'arrive là avec une attitude saine, mais c'est rendu n'importe quoi. Il y a des gens qui ne nous aiment pas et qui "paquetent" la salle. Leur volonté est de faire du grabuge », a opiné le conseiller, à la faveur d'un entretien téléphonique.Luc Boivin confie que Jean Tremblay a été menacé.
« Le maire, il en a des menaces et des menaces de mort. Les policiers surveillent. Ils n'arrêtent pas nécessairement tout le monde, mais ces gens-là sont surveillés. Le directeur de police prend son rôle de protection des élus très au sérieux », assure Luc Boivin, qui n'a pas voulu élaborer sur la question des gestes posés à l'endroit du maire. Il a plutôt invité la représentante du Quotidien à interroger le principal intéressé. Le conseiller, qui a dirigé la commission de la sécurité publique de Saguenay, a toutefois affirmé que des enquêteurs scrutent attentivement les commentaires concernant le déroulement des séances du conseil publiés sur les réseaux sociaux.
Style
Le représentant du district 18 convient que Jean Tremblay a un style « carré », lequel peut être perçu comme de l'arrogance par l'opposition et les contribuables.
« Certaines personnes qui se présentent au conseil ne sont pas des enfants de choeur. Ce n'est pas facile pour le maire de se faire escorter à l'extérieur de la salle par des policiers parce que des gens sont menaçants. Il y en a qui sont vraiment agressifs », conclut-il.