Le président de l’Association de l’aluminium du Canada, Jean Simard, invite à la prudence.

Jean Simard invite à la prudence

Même si les signaux entourant la ratification de l’ACÉUM n’augurent rien de bon pour l’industrie de l’aluminium, le président de l’Association de l’aluminium du Canada, Jean Simard, invite à la prudence. Selon lui, il n’y a rien d’officiel et le Canada et les États-Unis continuent de faire des représentations auprès du Mexique.

Même chose pour l’industrie et les syndicats qui font pression sur le gouvernement canadien afin que la proposition du Mexique soit refusée, assure-t-il. Mais est-ce que l’acier a été sauvé en laissant tomber l’aluminium ? « C’est un peu ça, oui, mais ce n’est pas fait. Ils sont encore sur des positions de négociations, mais c’est vers quoi ça semble aller », a-t-il indiqué, lundi soir, lorsque joint par Le Quotidien.

Impliqué dans ce dossier depuis plusieurs mois, Jean Simard admet être très étonné par cette position du Mexique, soit de ne pas reconnaître la définition de l’aluminium nord-américain, comme il le fait avec l’acier. Il assure toutefois que les Américains supportent la position du Canada, autant les producteurs que les syndicats.

L’industrie doit-elle s’inquiéter quand elle apprend qu’une entente sera imminente ? « Imminente, dans le langage de cette négociation, ça peut être 48 heures, trois jours, 25 jours, mais on est sur le bord de quelque chose, c’est certain. Il y a un gros momentum. »

Le président de l’Association de l’aluminium du Canada ne croit pas que le refus de la définition serait catastrophique, mais il admet que le Saguenay–Lac-Saint-Jean perdrait des parts de marché, « des avantages auxquels on a droit quand on est à l’intérieur d’une entente comme celle-là. Comme le Mexique n’est pas un producteur d’aluminium, il importe. Du Canada, des États-Unis, de la Chine... Il importe d’autres pays dans le monde, et ça va déjouer l’esprit de l’entente », admet-il.