Jean-Pierre Blackburn entend être présent sur le terrain au cours des deux prochains mois.

Jean-Pierre Blackburn: à l'écoute des préoccupations

À trois mois des élections municipales, qui auront lieu le 5 novembre prochain, les candidats à la mairie de Saguenay sont très actifs sur le terrain. Le Progrès a rencontré Josée Néron, Jean-Pierre Blackburn, Jacques Fortin et Arthur Gobeil au cours des derniers jours afin de savoir où en est rendue leur campagne électorale.
Jean-Pierre Blackburn a été très occupé au cours des derniers mois. Se permettant une petite pause d'une semaine, le plus expérimenté des candidats à la mairie a profité de la période estivale pour s'afficher dans les différents festivals et événements.
Celui qui a quitté la retraite pour devenir le premier représentant des citoyens de Saguenay est un passionné de la politique, à n'en pas douter. Il se fait un plaisir à tâter le terrain, à l'écoute des préoccupations de tout un chacun.
«J'aime aller au-devant des gens et je suis même un peu surpris de voir que beaucoup de gens viennent me saluer, a partagé Jean-Pierre Blackburn au cours d'un long entretien. Parfois, ils viennent tout simplement me saluer et me dire qu'ils m'appuient. En même temps, je suis conscient que certaines personnes n'osent pas, et c'est pour cette raison que je fais les premiers pas. Je n'hésite pas à le faire et pour moi, c'est important d'écouter les gens. Peu importe à quel palier vous vous présentez, il faut que vous soyez à l'écoute des citoyens et il faut que vous ayez une image de leurs attentes. Ça fait partie de mes caractéristiques et de ma façon d'être.»
Lorsqu'il discute avec les citoyens des trois arrondissements de Saguenay, M. Blackburn remarque que ceux-ci sont contents de savoir qu'ils peuvent compter sur un homme d'expérience pour qui la politique n'a plus vraiment de secret.
L'ancien député et ministre, qui a connu une carrière d'une quinzaine d'années en politique fédérale, ne manque pas d'idées. Même s'il représente le Parti des citoyens, parti formé par le maire Jean Tremblay, Jean-Pierre Blackburn entend afficher un changement dans la gestion municipale.
«Pour moi, je suis une autre personne, avec une nouvelle vision et une nouvelle façon de faire, a-t-il mentionné. C'est ce que je veux inculquer le lendemain du 5 novembre.»
M. Blackburn veut également maintenir les pouvoirs du comité exécutif, tout en offrant aux trois présidents d'arrondissement de se joindre aux discussions. Sans avoir un droit de vote, ils pourront tout de même faire valoir leurs points et influencer les décisions.
En moto comme en politique
C'est peut-être un secret pour certains, mais Jean-Pierre Blackburn est un grand passionné de moto. Propriétaire d'un modèle Harley-Davidson, il a d'ailleurs fait le tour de la Gaspésie à cheval sur sa monture en juillet. Un défi qu'il tenait à relever.
En discutant de sa passion, le candidat dresse un parallèle entre les responsabilités d'un motocycliste et celui d'un décideur politique.
«En moto, la moindre erreur ne pardonne pas, a-t-il fait valoir. Une moto, c'est puissant. Si tu ne contrôles pas cette puissance, ça peut te tuer. J'aime faire une analogie avec la politique, dans le sens que la puissance d'une moto, c'est comme l'abus de pouvoir en politique. Si des gens abusent de leur pouvoir, il y a des conséquences. Ça a toujours été une de mes règles de vie.»
Le Jonquiérois est parfaitement conscient qu'il va avoir besoin de l'appui de son milieu s'il souhaite être élu le 5 novembre, sans pour autant négliger La Baie et Chicoutimi.
«J'ai déjà dit que Jonquière avait besoin d'un peu plus d'amour, mais quand un enfant a besoin d'amour, ça ne veut pas dire que les autres de la famille sont négligés», a illustré Jean-Pierre Blackburn.