L’ancien leader syndical Jean-Marc Crevier tente sa chance en politique. Il sollicite un premier mandat à titre de conseiller municipal dans le district 6 (Arvida).
L’ancien leader syndical Jean-Marc Crevier tente sa chance en politique. Il sollicite un premier mandat à titre de conseiller municipal dans le district 6 (Arvida).

Jean-Marc Crevier se lance comme conseiller à Saguenay

Stéphane Bégin
Stéphane Bégin
Le Quotidien
L’ancien leader syndical Jean-Marc Crevier tente sa chance en politique. Il sollicite un premier mandat à titre de conseiller municipal indépendant dans le district 6 (Arvida) pour l’élection du 5 novembre 2017 de Saguenay. Il n’a jamais songé à se présenter à la mairie.

M. Crevier s’est présenté vendredi après-midi, à moins de trois heures de la fermeture de la période de mises en candidature, au bureau de la présidente des élections de Saguenay afin de déposer la sienne.

« Je me présente après une mûre réflexion. Je ne dis pas que j’ai eu des demandes de milliers de citoyens, mais bien des gens m’ont approché jusqu’à tout récemment. J’ai pris ma décision jeudi matin après en avoir discuté avec Martine, ma conjointe », a indiqué Jean-Marc Crevier.

« Durant mon passage de 40 ans dans le monde syndical, je me suis fait souvent dire que je ne pouvais pas critiquer, que si je voulais le faire, je n’avais qu’à ma présenter. Je le fais, alors que celui qui me disait ça (il n’a pas voulu nommer le maire Jean Tremblay) n’est pas là, à moins d’une surprise de taille », a ajouté l’ancien président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA).

Citoyen du district 1, mais tout juste à la limite du quartier 6, Jean-Marc Crevier ne fait pas de promesses, mais entend tout faire pour représenter le mieux possible les citoyens.

« Il y a par contre un dossier que je veux relancer, c’est le terrain de soccer intérieur. Bien des jeunes étaient contents de savoir que c’était pour se réaliser. Là, je ne comprends pas que ça ne fonctionne plus et je vais travailler pour que ça reprenne », dit-il.

Il croit que ce dossier devrait être analysé au plan régional, car plusieurs jeunes du Saguenay et du Lac-Saint-Jean doivent se rendre chaque semaine à Québec pour jouer au soccer en raison de l’absence d’un terrain fermé à Saguenay.

Quant à la possibilité de tenter sa chance à la course à la mairie, cela ne lui a pas effleuré l’esprit. Il trouve que c’est trop demandant.

« J’ai juste à penser qu’est-ce que ça demande d’être maire. Déjà j’ai hésité (pour être conseiller). J’ai travaillé 40 ans à représenter les travailleurs et j’étais jugé. Les gens disaient «y travaille pas Crevier». Mais j’étais en congé un samedi ou un dimanche. Tu es jugé sur tout, l’habillement ou ce que tu dis. Là, je crois que je peux faire avancer les choses comme conseiller. Pas besoin d’avoir le titre de maire », note-t-il.

Jean-Marc Crevier a un mois devant lui pour convaincre les citoyens de l’appuyer. Il sait que le temps est compté et qu’il ne pourra cogner à toutes les portes.

Il ne craint pas que des gens lui reprochent encore la fermeture du Walmart à Jonquière.

« Il faut toujours se souvenir que ce n’est pas la FTQ, ni Jean-Marc Crevier ou les travailleurs qui ont fermé le magasin. C’est la compagnie Walmart qui a pris la décision. Moi ce que j’ai fait c’est d’aiguiller les gens vers la bonne place pour avoir le respect que les travailleurs demandaient », rappelle M. Crevier.

La lutte s’annonce intéressante dans le quartier numéro 6 et ses quelque 8000 électeurs. Il livrera bataille à Michel Malette (PCS), Magella Archibald (ERD) et les indépendants Mélanie Boucher, Langis McNicoll et André Plante.